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Pay Research Bureau 2026

Colère des syndicats contre l’échelonnement des hausses salariales

4 janvier 2026, 06:30

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Colère des syndicats contre l’échelonnement des hausses salariales

(Photo d'illustration)

La State and Other Employees Federation, conjointement avec la University of Mauritius Staff Union, a officiellement saisi le Secrétaire au Cabinet et Chef de la Fonction publique au Prime Minister’s Office (PMO), Suresh Chundre Seeballuck, le 30 décembre 2025, pour contester la mise en œuvre échelonnée du PRB Report 2026, telle que prévue à la Section 3.0 de la Circular Note No. 30 of 2025, datée du 19 décembre 2025. Selon cette disposition, les recommandations salariales seraient appliquées en deux phases : 50 % à partir de janvier 2026, et 100 % seulement à compter de janvier 2027.

Pour le négociateur syndical Radhakrishna Sadien, cette approche va à l’encontre des recommandations et de la philosophie même du rapport du PRB. Dans leur correspondance, les syndicats estiment que cette mise en œuvre partielle pénalise gravement les employés du secteur public, d’autant qu’aucun arriéré ne serait versé. Avec les compensations salariales déjà accordées et l’allocation intérimaire de 5 % intégrée au salaire, l’application de seulement la moitié des augmentations aurait, selon eux, un impact quasi nul sur la rémunération réelle de nombreux fonctionnaires.

Inéquitable et déraisonnable

Les fédérations rappellent que le PRB reconnaît explicitement, au paragraphe 4.10 de son rapport 2026, la perte de pouvoir d’achat subie par les agents publics. Dans ce contexte, il serait inéquitable et déraisonnable de leur demander de continuer à assurer des services de qualité et à assumer le même niveau de responsabilités tout en les privant de la moitié des ajustements salariaux auxquels ils ont légitimement droit.

Sur le plan financier, les syndicats rejettent l’argument gouvernemental d’un contexte économique difficile. Ils rappellent que le paragraphe 4.17 du rapport précise que la soutenabilité et la capacité financière de l’État ont été dûment prises en compte par le PRB.

De plus, le paragraphe 20.22 indique que le coût d’une mise en œuvre intégrale «en une seule fois» s’élève à environ Rs 10,9 milliards par an, calcul qui inclut déjà l’allocation intérimaire de 5 %. Le PRB n’a jamais recommandé un étalement, mais plutôt la création de mécanismes d’épargne pour gérer les excédents de liquidités.

Les syndicats dénoncent également une violation du principe du «package deal», réaffirmé au paragraphe 1.18 du rapport, selon lequel les recommandations doivent être appliquées dans leur globalité. Une mise en œuvre partielle risquerait, selon le PRB lui-même, de créer des anomalies et d’en trahir l’esprit. À cela s’ajoute le non-respect de la date d’entrée en vigueur recommandée, le 1er janvier 2026, clairement mentionnée au paragraphe 20.12, sans aucune disposition prévoyant un échelonnement des salaires.

Enfin, les fédérations soulignent l’injustice particulière faite aux agents partant à la retraite en 2026, dont les pensions et indemnités seraient calculées sur la base de seulement 50 % des augmentations, entraînant une perte définitive de droits acquis.

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