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Maltraitance animale
ANSAM réclame des mesures urgentes
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Maltraitance animale
ANSAM réclame des mesures urgentes
Photo d'illustration.
L’animal Network for Sterilisation Advocacy and Mobilisation (ANSAM) condamne fermement, cette semaine, des actes de cruauté animale révélés, principalement, par une vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux. Les images, qualifiées de «profondément choquantes» par le collectif, montreraient un individu se présentant comme un éducateur canin, domicilié à Poste-de-Flacq, infligeant des sévices à plusieurs chiens. L’un des animaux filmés aurait depuis été retrouvé mort.
Si l’affaire fait actuellement l’objet d’une enquête policière, ANSAM estime que ce drame met une nouvelle fois en lumière les graves failles du système de protection animale. «Trop souvent, les cas de maltraitance et d’abandon restent impunis ou sont traités avec une lenteur qui permet aux auteurs de continuer leurs agissements», déplore le réseau, qui regroupe des ONG et des militants engagés pour le bien-être animal.
Selon ANSAM, le secteur demeure insuffisamment encadré. L’absence de mécanismes rapides et efficaces de sanction, combinée à une régulation lacunaire des acteurs travaillant avec des animaux, crée un terrain propice aux abus. Face à ce constat, le collectif appelle les autorités à agir sans délai pour réglementer l’ensemble des personnes et structures en contact avec des animaux vivants, qu’il s’agisse d’ONG, de boutiques animalières, d’éleveurs, de dresseurs ou de particuliers se présentant comme sauveteurs.
Parmi les mesures urgentes réclamées figurent la mise en place d’une ligne téléphonique d’urgence dédiée aux cas de maltraitance mettant la vie d’animaux en danger, une application plus rapide et rigoureuse de l’Animal Welfare Act, ainsi que l’imposition de sanctions pénales plus sévères par les tribunaux.
ANSAM rappelle que tout acte de cruauté animale doit être signalé à la Mauritius Society for Animal Welfare (MSAW). La loi prévoit, pour les personnes reconnues coupables, des peines pouvant aller jusqu’à Rs 500 000 d’amende et 10 ans d’emprisonnement.
Le collectif exhorte également les autorités à assurer immédiatement la sécurité de tous les animaux actuellement sous la responsabilité de l’individu mis en cause et à suspendre ses activités. Selon ANSAM, celui-ci ne disposerait ni des qualifications requises pour exercer comme éducateur canin, ni d’une licence valide pour l’élevage de chiens, ce qui constituerait une infraction grave.
Enfin, ANSAM appelle le public à faire preuve de vigilance lorsqu’il recourt aux services de dresseurs ou d’éleveurs et à vérifier systématiquement leurs autorisations auprès de la MSAW. Pour le collectif, la protection animale passe aussi par une responsabilité citoyenne accrue.
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