Publicité

«Global Environment Outlook»

Un appel à agir maintenant pour se protéger des crises environnementales

23 décembre 2025, 13:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

Un appel à agir maintenant pour se protéger des crises environnementales

■ Les conditions climatiques extrêmes, telles que cyclones et vagues de chaleur, augmentent la propagation de maladies, la malnutrition et les problèmes de santé.

«Les bénéfices à tirer d’un tel choix sont clairs : adopter une trajectoire capable de répondre simultanément aux crises interconnectées du changement climatique, de la perte de biodiversité et de la dégradation des terres, ainsi qu’à la pollution et aux déchets.» C’est ce qu’indique la septième édition du «Global Environment Outlook (GEO-7) du United Nations Environment Programme, intitulée The future we choose: Why investing in Earth now can lead to a trillion-dollar benefit for all.» Publié en décembre, ce rapport est le fruit du travail de 287 scientifiques multidisciplinaires issus de 82 pays.

Le rapport GEO-7 relève les crises environnementales qui menacent la planète, allant du changement climatique à la perte de biodiversité et à la pollution. Parmi les régions du monde, l’Afrique se distingue par sa vulnérabilité particulière à ces crises. Selon le rapport, l’exploitation des ressources naturelles en Afrique, notamment les terres, forêts et pêche- ries, est largement insoutenable, avec des conséquences directes sur les écosystèmes et la sécurité alimentaire et hydrique. Les données démontrent qu’environ 14 millions de km² de terres africaines sont dégradées, entraînant des pertes économiques estimées à 9,3 milliards de dollars par an. Chaque année, l’Afrique perd 39 000 km² de forêts.

Les impacts du changement climatique diffèrent selon les sous-régions. Le Sahel, l’Afrique du Nord et l’Afrique australe connaissent de sévères sécheresses, tandis que les inondations touchent des millions de personnes en Afrique de l’Est et de l’Ouest. Les températures sur le continent augmentent plus vite que la moyenne mondiale, entraînant une réduction des ressources en eau et de la production hydroélectrique, comme en Zambie, où 80 % de l’électricité dépend de l’hydroélectricité. L’agriculture reste extrêmement vulnérable aux aléas climatiques et aux invasions de ravageurs. Ces perturbations entraînent des baisses de production, des pertes de revenus pour les agriculteurs et une aggravation de l’insécurité alimentaire.

Les conditions climatiques extrêmes, telles que cyclones et vagues de chaleur, augmentent la propagation de maladies, la malnutrition et les problèmes de santé liés à l’eau. Les populations les plus vulnérables sont particulièrement touchées.

Le rapport souligne également que les côtes africaines et leurs infrastructures sont de plus en plus menacées par l’érosion et la montée du niveau de la mer. Les sites sont exposés aux tempêtes et aux inondations, avec une concentration plus importante en Afrique du Nord et en Afrique de l’Ouest.

Toutefois, il est soutenu que les pertes économiques liées au changement climatique sont plus faibles dans certains pays à forte richesse en ressources naturelles ou à économie diversifiée. Maurice, avec son économie basée sur les services et l’industrie, fait partie de ces pays, aux côtés de l’Afrique du Sud. Les pays les plus touchés restent ceux dont l’économie dépend fortement de l’agriculture et qui sont déjà confrontés à la pauvreté. Néanmoins, les effets du changement climatique se font sentir à Maurice sous la forme de retards et de perturbations dans plusieurs secteurs clés tels que l’agriculture, le tourisme, et l’industrie.

Le rapport GEO-7 fait ressortir qu’investir dès maintenant dans la protection de la planète peut générer des bénéfices considérables, économiques et environnementaux. Pour l’Afrique, y compris Maurice, cela signifie renforcer la résilience face aux crises climatiques, protéger les ressources naturelles et assurer la sécurité alimentaire, énergétique et sanitaire.

Publicité