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Bureau du Directeur des poursuites publiques
Deux sur cinq accusations contre Raquel Jolicoeur rayées
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Bureau du Directeur des poursuites publiques
Deux sur cinq accusations contre Raquel Jolicoeur rayées
Le bureau du Directeur des poursuites publiques (DPP) a décidé de rayer deux des cinq accusations provisoires qui pesaient sur Raquel Jolicoeur, chanteur du groupe Armada 666. L’annonce a été faite le lundi 15 décembre par la magistrate Chrisinta Chavrimootoo, siégeant en cour de district de Port-Louis. Les charges abandonnées concernent une menace de commettre un acte terroriste sous la Prevention of Terrorism Act et une infraction à l’Information and Communication Technologies Act (ICTA).
Sous le volet terroriste, la police lui reprochait d’avoir proféré des menaces visant les Casernes centrales et le Parlement. L’accusation liée à l’ICTA découlait de diffusions en direct sur Facebook et TikTok, où Raquel Jolicoeur avait mis en cause l’ASP Ashik Jagai, évoquant des allégations de «planting of drugs» dans plusieurs dossiers. Malgré cette décision du bureau du DPP, trois accusations provisoires demeurent : possession illégale d’explosifs et d’armes à feu avec l’intention de mettre des vies en danger et trafic de drogue avec circonstances aggravantes, sous le Code pénal et des lois connexes.
L’affaire a été renvoyée au 5 janvier 2026 pour la suite des procédures. À l’issue de l’audience, Raquel Jolicoeur, qui clame toujours son innocence, a tenu à remercier publiquement le bureau du DPP. Il a rappelé avoir passé plus d’un an en détention, évoquant des conditions «inhumaines» et il estime que le moment est venu pour les policiers qu’il a mis en cause de répondre de leurs actes devant la justice.
Pour rappel, une opération policière avait été menée à son domicile de Roche-Bois le 2 mai 2022. La police affirme y avoir saisi une arme à feu, des munitions, des bâtons de dynamite et de l’héroïne. Après plus de 400 jours de détention, le chanteur avait obtenu la liberté conditionnelle le 29 juin 2023. En avril 2025, il a porté plainte contre l’assistant surintendant de police Jagai, le sergent Arnasala et le constable Salabee, les accusant d’avoir fabriqué des preuves.
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