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Explosion d’un immeuble dans l’Ain

Deux enfants tués et treize personnes blessées

16 décembre 2025, 05:31

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Deux enfants tués et treize personnes blessées

Les secours à Trévoux (Ain), où un immeuble a explosé, le 15 décembre 2025. Photo: AFP

Une explosion dans un bâtiment d’habitation de quatre étages à Trévoux, dans l’Ain, lundi 15 décembre, vers 17 h 30, a provoqué la mort de deux enfants, a annoncé la préfecture, et fait 13 blessés, dont dix, en urgence relative, « ont été transportés vers les hôpitaux de la région ». Un précédent bilan faisait état de sept blessés, dont cinq en urgence relative. Les trois personnes plus légèrement blessées se sont présentées d’elles-mêmes à l’hôpital.

L’explosion s’est produite vers 17 h 30 au rez-de-chaussée d’un bâtiment de quatre étages, dans cette ville de 6 930 habitants située à une quarantaine de kilomètres au nord de Lyon.

« Malheureusement, deux (…) jeunes enfants ont été déclarés décédés après des tentatives de réanimation par les équipes de secours », a précisé à la presse la préfète de l’Ain, Chantal Mauchet, qui s’est rendue sur place. Ils étaient âgés de 3 et 5 ans selon une source au sein des secours. La mère des enfants « est rescapée avec son fils aîné », avait déclaré plus tôt Philippe Berthaud, adjoint au logement, à l’Agence France-Presse (AFP), expliquant que la famille « était chez elle quand ça a explosé ».

L’immeuble ne s’est pas effondré, « mais il y a eu beaucoup de dégâts et de projections de matériaux, ça a fragilisé la structure », a expliqué Chantal Mauchet.

Sans donner de détails, la préfète a mentionné « une trentaine » de personnes prises en charge par les secours, dont « beaucoup » en état de choc. Une cellule d’urgence médico-psychologique a été activée pour leur venir en aide, a-t-elle précisé.

Ce bilan reste provisoire. « Les pompiers sont toujours à pied d’œuvre » et « des équipes cynophiles recherchent d’autres potentielles victimes » dans les débris, a déclaré Mme Mauchet, en appelant à rester à l’écart de l’immeuble qui reste « dangereux ».

Environ 70 personnes vivaient dans ce bâtiment qui a été « soufflé », a déclaré le maire de Trévoux, Marc Péchoux, qui a activé un « plan communal de sauvegarde ». Près de 50 d’entre elles seront hébergées dans un gymnase pour la nuit, a-t-il poursuivi, déplorant une situation « dramatique ».

Recherches toujours en cours

La déflagration a été tellement forte que les vitres de deux établissements scolaires à proximité se sont brisées, a fait savoir la préfecture, qui précise que les responsables des établissements n’ont pas signalé de blessés. « J’étais dans le lycée, on a entendu un gros boum, ça a fait tout trembler », « le lycée a été évacué », « on a paniqué », ont décrit deux lycéennes, Maylee et Lena, qui n’ont pas souhaité donner leur nom de famille.

La préfète de l’Ain a activé le plan NOVI (pour « nombreuses victimes »), qui permet de mobiliser tous les acteurs de la chaîne de secours en cas de nombreuses victimes sur un même lieu. Cinquante pompiers, 36 engins et des secours médicalisés sont sur les lieux, a précisé la préfecture dans un communiqué. Un poste de commandement a été installé dans une piscine à proximité.

« Il fait nuit, donc on a ramené de l’éclairage, on a ramené des moyens supplémentaires pour étayer, pour s’assurer que les équipes travaillent en sécurité », a commenté le colonel Pierre-Marie Grandcolas du service départemental d’incendie et de secours (SDIS). « On a besoin d’encore un petit peu de temps pour s’assurer qu’il n’y ait plus personne sous les décombres. »

Quarante-cinq gendarmes sont mobilisés pour délimiter la zone et déterminer les causes du sinistre. Une enquête a été ouverte, a annoncé la préfète.

Mme Mauchet a adressé « ses condoléances les plus attristées » aux proches des victimes. « J’adresse mes condoléances sincères aux familles des jeunes victimes. Je pense également aux blessés », a déclaré, de son côté sur X, le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, qui dit suivre « avec attention l’évolution de la situation ».

Les causes de l’explosion restent à cette heure indéterminées. Une camionnette d’intervention « Urgence gaz » a été vue sur les lieux par l’AFP, mais l’hypothèse d’une fuite de gaz n’a pas pu être corroborée dans l’immédiat. Contacté par l’AFP, le parquet de Bourg-en-Bresse n’était pas joignable lundi soir.

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