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Confidentiels
L'express leaks du dimanche 7 décembre au vendredi 12 décembre 2025
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Confidentiels
L'express leaks du dimanche 7 décembre au vendredi 12 décembre 2025
Plongez au cœur de l'actualité avec l'express, où nous vous dévoilons en exclusivité les derniers bruits de couloir, les buzz les plus récents et les scandales les plus retentissants que d'autres vous cachent. Restez informés et découvrez les dessous des événements qui façonnent notre société.
«Let’s play it clear!»
Des chevaux courent-ils toujours sous des prête-noms au Champ-de-Mars ? Il y aurait au moins deux d’une même écurie qui n’appartiendraient pas aux propriétaires inscrits sur les documents officiels. Mais plus grave, ces deux chevaux, qui étaient sur la piste samedi dernier, seraient la propriété d’un fils à papa. Si l’information était confirmée, elle causerait un tremblement de terre à la rue Sir William Newton, où le «pater» a été recruté pour superviser les activités dans lesquelles le fils serait directement impliqué ! «Integrity», dites-vous ?
MK : Pas d’amélioration structurelle
Les résultats semestriels 2025-26 d’Air Mauritius, affichant un bénéfice de 22,03 millions d’euros, font l’objet de lectures prudentes en interne. Si le chiffre a été accueilli avec soulagement, quelques administrateurs soulignent qu’il ne traduit pas une amélioration structurelle de la situation de la compagnie. Selon des sources proches du dossier, la performance positive serait largement imputable à un facteur externe : la baisse significative des coûts de carburant, estimée à près de 24 millions d’euros sur la période. Une économie jugée conjoncturelle, sans lien direct avec une amélioration des fondamentaux opérationnels ou commerciaux de la compagnie. Toujours selon ces mêmes sources, les principaux indicateurs d’activité seraient, eux, orientés à la baisse. Le nombre d’heures de vol aurait diminué par rapport au premier semestre de l’exercice précédent, tout comme le volume de passagers transportés. Le taux de remplissage des appareils serait également en recul, alimentant les interrogations sur la dynamique commerciale de la compagnie. Les revenus totaux auraient, dans le même temps, fléchi, affectés par une baisse des recettes passagers, du fret et des activités annexes. En interne, certains évoquent une exploitation «à régime réduit», avec une utilisation moindre des actifs, malgré un environnement opérationnel jugé plus stable. Dans les cercles dirigeants, le bénéfice semestriel est ainsi perçu davantage comme un signal ponctuel que comme un tournant stratégique. «Sans la facture carburant, le tableau serait sensiblement différent», glisse un observateur, rappelant que les défis liés à la relance commerciale et à la montée en puissance du réseau restent entiers.
Divergences sur la chronologie
En coulisses, la chronologie que se racontent certains membres du judiciaire ne coïncide pas avec celle officiellement servie par le pouvoir. Selon la version judiciaire, le processus de nomination des Senior Counsels et Senior Attorneys aurait été conduit avec prudence dès le départ, la cheffe juge s’étant volontairement retirée en raison d’un conflit d’intérêts, laissant la main à la Senior Puisne Judge. Celle-ci aurait transmis, dès le 18 juin, une liste complète et formellement motivée au président de la République. Le malaise serait apparu plus tard, début août, lorsque des réserves présidentielles –relayées lors d’un entretien avec la cheffe juge – auraient conduit la Senior Puisne Judge à demander expressément que sa propre recommandation soit mise de côté, le temps de «reconsidérer les nouveaux éléments». Or, à la surprise générale au sein du judiciaire, une annonce d’appointements aurait été rendue publique par la State House le 14 août, sans notification préalable à la Cour suprême. Dans les couloirs, on murmure que cette publication a été vécue comme un court-circuit institutionnel. La lettre de protestation adressée quelques jours plus tard au président, puis le dépôt –et le retrait– d’une Judicial Review, seraient les traces visibles d’un profond désaccord sur la procédure, plus que sur les noms. Le fait que les Letters Patent n’aient finalement été remises que lundi dernier, lors d’une séance spéciale, alimente aujourd’hui l’idée d’un rattrapage tardif après un accroc à la séparation des rôles…
Gervais Gua, CEO de la SBM
Après plusieurs mois d’attente, un compromis aurait été trouvé pour permettre au financier Gervais Gua de rejoindre la SBM, le temps que le cas de l’ancien CEO, Premchand Mungar, soit tranché. Le dossier Gua a pris du retard en raison d’une interprétation de la loi relative à l’expérience bancaire requise à ce niveau de responsabilité au sein de la SBM. Si certains estiment que le fait qu’il «n’a jamais travaillé un seul jour dans une banque» aurait joué contre lui malgré des soutiens en haut lieu, d’autres affirment que la Banking Act 2004 est devenue obsolète sur ce point d’expérience. Les activités bancaires ont évolué au cours des dernières décennies et l’expérience du financier dans les opérations transnationales, et en Asie, représenterait un atout pour la SBM, surtout après les dossiers mal gérés à l’étranger, que ce soit en Inde ou au Kénya.
Le ton de la discorde
Après les critiques de Paul Bérenger à l’encontre du commissaire de police, Kishore Beegoo, et de Farhad Aumeer, puis celles adressées cette semaine à Stéphanie Anquetil, une aile dure du PTr se dit agacée par les manières du leader mauve. «Zame Navin Ramgoolam pa ti pou koz ar nou koumsa», murmurent-ils. «Li bizin pa tir so fristrasion lor nou. Li kapav fer li dan so biro politik ou komite santral...»
Communication de crise à SODIAT
Dans les milieux d’affaires, un discret malaise circule autour du groupe SODIAT, dont plusieurs filiales seraient confrontées à des problèmes de trésorerie après le gel temporaire de certains comptes bancaires, selon un communiqué récemment adressé aux fournisseurs. Selon des sources proches du dossier, la direction aurait diffusé en interne une note de service pour préparer les équipes à une période de «forte contrainte opérationnelle», tout en demandant une communication mesurée avec les clients et partenaires. Ce document inviterait les responsables à centraliser toutes les demandes relatives aux paiements afin d’éviter des «incohérences de discours».
Le communiqué externe, déjà transmis à plusieurs partenaires, reconnaît «des difficultés administratives» liées au gel des comptes, avec des retards de paiement jugés inévitables. En interne, certains cadres évoquent une «course contre la montre» pour rétablir l’accès aux lignes bancaires et maintenir l’activité courante.
Plusieurs fournisseurs interrogés se disent «inquiets, mais prudents», soulignant que SODIAT a jusqu’à présent honoré ses engagements. D’autres redoutent une accumulation d’arriérés avant la fin de l’année, dans un contexte économique déjà tendu.
Touche pas à ma poste !
Le village de Britannia est gagné par l’inquiétude après des rumeurs persistantes évoquant la fermeture du bureau de poste local, possiblement pour laisser place à un projet immobilier. Une perspective décriée par les habitants, qui estiment qu’une telle décision pénaliserait gravement leur vie quotidienne. Les députés ont été alertés. «Je le dis clairement : il ne faut pas toucher à la Poste de Britannia», avertit Ven Cartan, président du conseil de village. Selon lui, la Poste demeure un service essentiel, surtout depuis la fermeture de la succursale de Mauritius Telecom à Rivière-des-Anguilles, qui a déjà compliqué la vie administrative de nombreux résidents. Face à la menace de fermeture, Ven Cartan prévient : «Si nécessaire, les habitants et moi-même n’hésiterons pas à nous mobiliser. Nous souhaitons que les autorités entendent notre appel : la Poste de Britannia doit rester ouverte.»
La Poste est située dans un bâtiment iconique à l’entrée du village. Quelques pas plus loin, un baïtka vieux de 95 ans pourrait être rasé pour faire place au développement. Mais les habitants rappellent qu’il est essentiel de préserver l’histoire pour les générations futures.
Mamy lâché par certains soutiens ?
Les proches de Mamy Ravatomanga ont exprimé leurs craintes quant à la sécurité à la prison de Melrose, surtout après l’agression mortelle du détenu Andy Selmour. Ceux qui défendaient le riche homme d’affaires au lendemain de son arrivée au pays en jet privé se font désormais discrets : aucun de ceux qui étaient en contact avec les journalistes, et qui avaient été aperçus à la clinique de Phoenix, ne manifeste aujourd’hui l’intention de lui rendre visite à Melrose.
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