Publicité
Drame à Dubaï
Saniah meurt le jour de ses 17 ans dans un accident de jet-ski
Par
Partager cet article
Drame à Dubaï
Saniah meurt le jour de ses 17 ans dans un accident de jet-ski
■ Saniah a trouvé la mort au large de Jumeirah, station balnéaire prisée de Dubaï.
La nouvelle a jeté un froid. Dans le quartier de Rose-Hill où vivait Saniah Hobass, nul ne semble comprendre ce qui s’est passé. La pharmacie familiale où elle passait ses après-midis semble aujourd’hui figée dans un silence pesant. L’adolescente, enfant unique, n’y reviendra plus. La nouvelle de sa disparition a bouleversé tout un quartier, mais aussi une grande partie du pays, tant son histoire heurte par sa brutalité.
Un voyage plein de promesses
Saniah, élève au collège Lorette de Quatre-Bornes, avait quitté Maurice le 3 décembre pour un voyage qu’elle attendait depuis des semaines. Avec sa cousine, elle a découvert Dubaï, ses plages, ses lumières, son énergie. Quelques jours plus tôt, elle avait même eu la chance d’assister au Grand prix de Formule 1 à Abu Dhabi, un événement auquel elle rêvait d’assister. Le duo devait ensuite s’envoler pour le Cambodge, une nouvelle étape qu’elle préparait avec excitation. Mais le destin en a décidé autrement.
Le lundi 8 décembre, alors qu’elles faisaient du jet-ski à Jumeirah, un accident d’une violence inouïe s’est produit. Le choc a été mortel pour Saniah. Sa cousine, grièvement blessée, est toujours hospitalisée. Les autorités locales tentent de comprendre l’issue tragique de leur sortie en mer.
Une adolescente rayonnante
Ceux qui connaissaient Saniah parlent d’une jeune fille qui respirait la joie de vivre. Dans son collège, elle était décrite comme quelqu’un de respectueux, d’entier, toujours souriante. À la pharmacie familiale, où elle passait souvent voir ses parents, les clients se rappellent une adolescente polie, enthousiaste, pleine de bienveillance. Pour la famille, Saniah était une fille très joviale, respectueuse et très aimée. Ses parents ont pris l’avion hier matin pour Dubaï afin de ramener sa dépouille pour les obsèques.
Soutiens et frustrations
Au cœur de cette période d’une intensité émotionnelle rare, la famille a reçu un appui précieux. L’ancien ambassadeur itinérant de Maurice aux Émirats arabes unis, Showkutally Soodhun, présent à Dubaï, a immédiatement pris contact. Il a rencontré la famille, s’est rendu à l’hôpital et a mobilisé ses réseaux pour faciliter les démarches. Le ministre des Affaires étrangères, Ritesh Ramful, le bureau du Premier ministre et le junior minister aux Collectivités locales, Fawzi Allymun, ont également aidé. Une aide grandement saluée par la famille.
Cependant, malgré ce soutien, une grande frustration demeure. La famille reproche au consul sur place de ne pas s’être mobilisé au moment le plus critique, une absence vécue comme un abandon dans l’une des pires situations que puisse traverser des parents.
******
Le DPO met en garde contre la diffusion illégale des données personnelles des étudiantes
Le «Data Protection Office» (DPO) a publié, le lundi 9 décembre, un communiqué après l’apparition sur les réseaux sociaux d’un post contenant les détails des passeports des deux élèves impliquées dans l’incident de jetski survenu à Dubaï. Les autorités tirent la sonnette d’alarme face à cette diffusion non autorisée de données personnelles, rappelant qu’il s’agit d’une infraction grave. Selon le DPO, les documents de voyage – incluant photographie, nom, date de naissance et autres éléments d’identification – constituent des données personnelles protégées par la loi. Leur diffusion publique, sans le consentement des personnes concernées, expose les auteurs non seulement à des accusations d’atteinte à la vie privée mais également à des risques d’usurpation d’identité. Le communiqué souligne que la publication de telles informations est strictement encadrée par la «Cybersecurity and Cybercrime Act» ainsi que par la «Data Protection Act». L’article 28 de cette dernière impose clairement l’obtention du consentement de toute personne concernée avant toute mise en ligne de ses données personnelles. Le DPO rappelle que toute violation de ces dispositions est passible d’une amende pouvant atteindre Rs 200 000 et d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à cinq ans. Les internautes ayant publié ou partagé le post en question sont appelés à le supprimer immédiatement. Face à cette situation, le DPO exhorte le public à faire preuve de responsabilité et à éviter de relayer des informations sensibles, en particulier dans un contexte déjà chargé d’émotion.
Publicité
Publicité
Les plus récents