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Marché automobile

La vente de véhicules à la baisse

27 novembre 2025, 07:00

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La vente de véhicules à la baisse

■ Le parc automobile s’élevait à 743 190 véhicules au 31 octobre.

Les ventes de véhicules neufs connaissent un net ralentissement depuis quelques mois, selon les derniers chiffres publiés en novembre par la National Land Transport Authority. Au 31 octobre, 916 véhicules neufs avaient été enregistrés en octobre, contre 911 en septembre, 948 en août, 1 895 en juillet et 3 743 en juin, le mois qui avait enregistré un record. Avant ce pic, les ventes mensuelles dépassaient régulièrement 1 400 véhicules.

Cette baisse notable s’explique principalement par les nouvelles mesures fiscales introduites dans le Budget 2025-26, qui ont fortement impacté le secteur, indique Mrinal Teeluck, secrétaire général de la Motor Vehicles Dealers Association. «La tendance de vente neuve est drastiquement à la baisse. Le nombre est resté en dessous de 1 000 véhicules par mois depuis août. L’effet des nouvelles mesures, notamment fiscales, se fait fortement ressentir dans le secteur automobile.» Il soutient par ailleurs qu’au vu de la situation, «il faut aussi accélérer le retrait des vieux véhicules pour rajeunir et assainir la flotte. On n’enlève pas assez de vieux véhicules sur nos routes et l’effort doit être concentré dans cette direction».

Cette tendance s’inscrit pourtant dans un contexte où le parc automobile continue de croître. Au 31 octobre, il atteignait 743 190 véhicules, soit une hausse de 4,6 % par rapport à fin 2024. Pour rappel, 710 605 véhicules étaient enregistrés fin 2024. Cette progression annuelle de 5,1 % à cette période s’inscrit dans une dynamique de longue date : le parc comptait 400 919 véhicules en 2011, plus de 500 000 en 2016, 600 000 en 2020, puis, 700 000 franchis pour la première fois en décembre dernier.

Face à cette expansion continue, source de congestion, d’accidents et de multiples défis urbains, le gouvernement a revu à la hausse les coûts liés à l’acquisition et à la détention d’un véhicule. Parmi les mesures : l’augmentation de la taxe routière – inchangée depuis près de 15 ans – et des droits d’accise sur les hybrides et électriques, afin d’aligner la fiscalité sur l’évolution du coût de la vie.

En parallèle, la suppression des droits d’enregistrement sur les véhicules d’occasion locaux vise à favoriser les ventes dans le marché domestique tout en limitant l’arrivée de nouveaux véhicules importés. Malgré cela, les immatriculations de véhicules d’occasion importés restent faibles : 652 en octobre, contre 2 525 en juin, le mois marqué par l’afflux massif d’enregistrements avant l’entrée en vigueur des nouvelles mesures budgétaires.

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