Publicité
Agressions sur le personnel soignant
Le syndicat tire la sonnette d’alarme
Par
Partager cet article
Agressions sur le personnel soignant
Le syndicat tire la sonnette d’alarme
La Ministry of Health Employees Union (MHEU) a, par la voix de son président, Amarjeet Seetohul, dénoncé le climat d’insécurité qui règne dans les centres de santé après l’énième agression d’une aide-soignante, la semaine dernière à l’hôpital Victoria, à Candos. Cet incident a mis en lumière l’absence de sécurité dans les établissements de santé, avec un appel à des mesures de protection accrues pour le personnel.
Lors d’une conférence de presse tenue le mercredi 12 novembre, Amarjeet Seetohul a déclaré que l’agression de l’employée de l’hôpital Victoria, âgée de 56 ans, avait été violente : elle a reçu des coups de poing et de pied. La sécurité du personnel est mise en péril, non seulement à Victoria, mais également dans d’autres hôpitaux du pays. Le syndicat condamne ces actes et souligne que cette violence généralisée crée un environnement de travail stressant, réduisant la productivité et impactant la qualité des soins aux patients.
Trop âgés pour réagir
Selon Amarjeet Seetohul, les agents de sécurité dans les hôpitaux manquent de formation et sont souvent trop âgés pour réagir efficacement dans des situations tendues, ce qui complique la gestion des incidents violents. Selon lui, il faudrait une réévaluation et un renouvellement des ressources humaines. Il déplore aussi que, malgré les caméras de surveillance, il n’y ait pas une équipe dédiée pour voir les images en direct et agir promptement en cas d’agression. Pour le président de la MHEU, nos hôpitaux sont confrontés à un niveau de violence sans précédent, tandis que le ministère de la Santé ne fait rien pour apporter des solutions. Comme solution, la MHEU propose davantage de patrouilles dans les différents départements des hôpitaux par des officiers affectés aux postes de police des hôpitaux. La présence de la Special Mobile Force et de la Special Support Unit a même été avancée comme mesure de dissuasion.
Le 21 mai une correspondance a été adressée au ministre de la Santé pour solliciter une réunion sur la sécurité, mais à ce jour, aucune réponse n’a été reçue. Il apparaît que la communication entre le ministère et le personnel médical est déficiente, ce qui exacerbe les tensions et empêche la mise en place d’actions correctives.
La question du burn-out du personnel a aussi été évoquée. Pour Amarjeet Seetohul, il est crucial de comprendre que les professionnels de la santé travaillent sont sous une pression intense dans des conditions souvent défavorables, y compris un manque de personnel exacerbé par les séquelles de la pandémie de Covid-19. Cela contribue à une fatigue généralisée des travailleurs, rendant urgente la nécessité de les soutenir.
Autre sujet abordé, le rapport du Pay Research Bureau (PRB). Il faudrait revoir le fonctionnement du PRB, selon le syndicaliste Seetohul. «La procédure implique une réunion tripartite et l’objectif est de trouver un moyen permettant à toutes les parties de se réunir autour d’une même table pour négocier efficacement et revoir les modalités de révision salariale et les conditions de travail».
Une révision salariale doit être appliquée à tous les employés, mais ce processus reste inachevé. Cela entraîne des frustrations puisque certains travailleurs ne bénéficient pas des révisions, ce qui crée un manque à gagner significatif, a encore expliqué le syndicaliste.
En conclusion, Amarjeet Seetohul déclare que les attentes du personnel hospitalier demeurent élevées pour une action rapide et décisive en matière de révision salariale, de conditions de travail et de sécurité.
Publicité
Publicité
Les plus récents