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«My.t GPT Educational Platform Pilot»

L’enseignement primaire et secondaire entre dans l’ère de l’IA

30 octobre 2025, 13:00

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L’enseignement primaire et secondaire entre dans l’ère de l’IA

■ Le CEO de MT, Veemal Gungadin, a insisté sur la nécessité d’adopter l’IA «de manière responsable et sécurisée». © Vashish Sookrah

Mauritius Telecom (MT) et le ministère de l’Éducation ont signé un protocole d’accord pour le lancement du projet pilote My.t GPT Educational Platform, le lundi 27 octobre, à Port-Louis. Objectif : expérimenter l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) dans les écoles primaires et secondaires afin d’accompagner les élèves selon leur rythme et d’outiller les enseignants à l’ère du numérique. L’initiative a été présentée aux responsables des écoles et à la presse, entre autres, comme une «révolution éducative» destinée à inspirer les élèves, à renforcer les compétences des enseignants et à promouvoir un apprentissage plus personnalisé grâce à l’IA.

Le Chief Executive Officer (CEO) de MT, Veemal Gungadin, a insisté sur la nécessité d’adopter l’IA «de manière responsable et sécurisée». «Nous voulons construire ici, à Maurice, une technologie basée sur les modèles comme ChatGPT, mais où nous gardons le contrôle», a-t-il affirmé. Il a révélé que des formations avaient déjà débuté auprès des enseignants et qu’un premier essai mené au collège Maréchal, à Rodrigues, s’était avéré concluant. Le projet prévoit des tests pilotes tout au long de l’année 2026 dans plusieurs écoles primaires et secondaires, avant un déploiement national envisagé en 2027. «Nous voulons mesurer les effets sur les élèves, les parents et les enseignants avant d’aller plus loin», a souligné le CEO.

Fracture numérique

Le ministre des Technologies de l’information, de la communication et de l’innovation, Avinash Ramtohul, a salué un partenariat qui «brise les silos» entre institutions et prépare le pays à une ère nouvelle : «Une personne qui n’utilise pas l’IA sera dépassée. Une entreprise qui n’utilise pas l’IA sera dépassée. Et une nation qui n’utilise pas l’IA le sera aussi.» Il a évoqué la nécessité d’une approche inclusive, notamment en rendant accessibles des appareils reconditionnés aux familles vulnérables. «Nous devons réduire la fracture numérique. Ce projet n’a de sens que si chaque enfant, quelle que soit sa condition, peut y avoir accès.»

Pour le ministre de l’Éducation, Mahend Gungapersad, cette plateforme ouvre une voie nouvelle pour un apprentissage plus individualisé. «Chaque enfant apprend à son rythme. Grâce à cette technologie, nous pourrons enfin accompagner les élèves selon leurs besoins.» Le projet pilote concerne quatre écoles primaires et quatre écoles secondaires, réparties dans les quatre zones éducatives du pays. Il a rappelé que les innovations technologiques doivent aller de pair avec l’éducation du cœur. «Éduquer l’esprit sans éduquer le cœur n’est pas une éducation», a dit le ministre de l’Éducation, citant Aristote.

Si la technologie séduit par son potentiel, les ministres ont insisté sur la prudence et la formation : enseignants, directeurs et responsables scolaires seront formés avant toute généralisation. Le projet pilote My.t GPT Educational Platform pourrait ainsi devenir, d’ici deux ans, le premier modèle d’éducation assistée par IA à l’échelle nationale dans la région.

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