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AGM Business Mauritius
Arnaud Lagesse : «Je souhaite un avenir économique plus inclusif, dynamique et revitalisé»
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Arnaud Lagesse : «Je souhaite un avenir économique plus inclusif, dynamique et revitalisé»
Arnaud Lagesse , PDG d’IBL, a été élu président de Business Mauritius à l’issue de l’assemblée générale annuelle qui s’est tenue à Port-Louis ce mardi 30 septembre. Pour la première fois de son histoire, le poste de vice-président sera occupé par une femme, en l’occurrence Madhavi Ramdin-Clark, directrice d’ACCA Mauritius.
Arnaud Lagesse succède à Anil Currimjee et dans ses premières déclarations à la presse il a soutenu que l’une de ses priorités est le dialogue avec le gouvernement. «Je suis honoré d’être le nouveau président de Business Mauritius, accompagné de Madhavi Ramdin-Clark comme vice-présidente, la première femme à occuper ce poste. Je me concentrerai sur le renforcement du dialogue entre le gouvernement et le monde des affaires, tout en promouvant l’inclusion au sein du secteur pour un objectif commun.»
Questionné sur la pertinence de relancer le Joint PublicPrivate Committee, Arnaud Lagesse a déclaré : «Il faut que les deux parties soient au moins d’accord. Nous allons en tout cas prendre ce sujet en priorité avec les parties prenantes pour voir s’il y a une nécessité de relancer le dialogue à travers ce Joint Committee». Il a par ailleurs souligné la nécessité de l’ouverture à l’internationale des travailleurs et des cadres, qui est essentielle au développement et au tourisme. «Les énergies renouvelables constituent également un axe prioritaire, notamment à l’heure où Maurice doit faire face à ses besoins énergétiques. L’optimisation des infrastructures, notamment portuaires, est essentielle au développement de notre économie.»
Au sujet des réformes, notamment au niveau du régime de la pension et des réformes constitutionnelles, le nouveau président a affirmé que Business Mauritius a toujours eu son mot à dire : «On a toujours été consulté.Pas toujours écouté, mais toujours consulté.» Au sujet du financement des partis politiques, qui était une des priorités de l’ancien président de Business Mauritius, à savoir Cédric de Spéville, pendant les années 2017-2019, Arnaud Lagesse est d’avis que le financement des partis politiques n’est peut-être pas une priorité immédiate, mais requiert l’attention des dirigeants politiques, quelle que soit leur position. «Je pense qu’il faut le réexaminer à court et moyen terme. En répondant à ces priorités, je souhaite guider le monde des affaires vers un avenir économique plus inclusif, dynamique et revitalisé pour l’île Maurice.»
Madhavi Ramdin Clark a pour sa part salué la confiance placée en elle. «Je crois aussi qu’il s’agit d’un jour symbolique. Nous fêtons nos 10 ans et il était quand même temps de changer la perception que l’on a de Business Mauritius, pour refléter une diversité, une équité et surtout de donner un modèle à toutes les femmes dans ce pays qui peuvent aussi aspirer à jouer un rôle important dans la transformation économique de notre pays. Ma pierre à l’édifice concernera en particulier de persévérer dans le développement du capital social».
Salaires imposés
Anil Currimjee, président sortant, est revenu, dans son discours d’ouverture, sur la période difficile des négociations au sujet de la relativité salariale avec l’ancien régime. «Business Mauritius a rencontré d’importantes difficultés en raison des augmentations salariales imposées, au mépris des lois et pratiques en vigueur. Les politiciens ont procédé à ces augmentations pour des motifs politiques étriqués, tout en sachant pertinemment que leurs actions étaient excessives».
Il a déclaré que Business Mauritius considérait cette mise en œuvre comme illégale et avait demandé un judicial review, obtenant ainsi gain de cause dans ses poursuites judiciaires.«Je suis heureux que Business Mauritius ait collaboré et collabore encore avec le nouveau gouvernement pour garantir le respect des lois et du cadre réglementaire».
«Nous avons perdu la bataille contre les augmentations salariales injustement imposées. Business Mauritius et la communauté des affaires soutiennent des salaires plus élevés, car ils constituent un élément essentiel des relations de travail. Les salaires doivent être alignés sur le développement du capital humain, la création de valeur et un cadre de marché du travail solide, dans le respect des lois et des pratiques. Ils ne peuvent être déterminés pour des motifs politiques», a-t-il souligné.
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