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Enquête judiciaire – Jacquelin Juliette
La bande sonore de «Missie Moustass» jugée irrecevable
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Enquête judiciaire – Jacquelin Juliette
La bande sonore de «Missie Moustass» jugée irrecevable
La bande audio attribuée à «Missie Moustass» dans l’en quête judiciaire sur la mort de Jacquelin Juliette, décédé en détention policière le 6 janvier 2023, a été déclarée irrecevable par la magistrate Neela Ramdewor Naugah, hier vendredi 19 septembre, au tribunal de Pamplemousses. La prochaine audience a été fixée au 20 janvier 2026, avec l’audition du Dr Sudesh Kumar Gungadin, chef du département médicolégal de la police.
Dans sa décision, la magistrate a retenu les arguments avancés par Me Sailesh Seebaruth, avocat du Dr Gungadin, ainsi que par Me Ivan Collendavelloo, représentant l’ancien commissaire de police Anil Kumar Dip. Elle a souligné que la cause du décès avait déjà été établie par les médecins légistes : le Dr Gungadin et le Dr Pierre Perrich, légiste français mandaté par le bureau du Directeur des poursuites publiques pour pratiquer la contre-autopsie.
Interrogé à la sortie du tribunal, Me Ivan Collendavelloo a déclaré : «Le ruling est bien clair. Certains journalistes accordent de l’importance à ces enregistrements, mais ils n’ont aucune valeur. Si des gens veulent écouter Moustass, qu’ils écoutent Moustass. Nous, nous nous en tenons à la loi et aux principes.»
De son côté, Me Prashant Ramlall, représentant la famille de Jacquelin Juliette en watching brief avec Me Rama Valayden (absent ce vendredi), a précisé : «Pour le moment, nous devons nous en tenir au ruling concernant l’admissibilité et la pertinence des bandes sonores.»
Selon le rapport d’autopsie du Dr Gungadin, Jacquelin Juliette souffrait d’une grave maladie cardiaque : hypertrophie du cœur, artère coronaire obstruée à 95 % et cicatrices laissées par des crises cardiaques antérieures. Pour lui, cette affection explique une mort cardiaque subite plutôt que des lésions externes.
À la demande de la famille, une contre-autopsie a été réalisée par le Dr Perrich, avec l’appui du professeur Gert Saymaan. Le médecin français n’a constaté aucune trace de violence permettant de conclure à une cause traumatique du décès.
Cependant, les proches de Jacquelin Juliette continuent de soupçonner des brutalités policières lors d’une opération de l’Anti-Drug and Smuggling Unit à Résidence Sainte-Claire, Goodlands. Ils s’appuient notamment sur un enregistrement audio de 43 secondes d’un appel téléphonique attribué à «Missie Moustass», entre l’ex-commissaire Dip et le Dr Gungadin, le jour de l’autopsie. Selon eux, ce document suggérerait que l’ancien chef de la police aurait demandé au médecin légiste de conclure à une mort naturelle.
La magistrate a toutefois jugé cet enregistrement non recevable.
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