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Ordures

Joanna Bérenger : «Pour les petites îles comme la nôtre, chaque déchet mal géré a un coût élevé»

11 septembre 2025, 13:00

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Joanna Bérenger : «Pour les petites îles comme la nôtre, chaque déchet mal géré a un coût élevé»

■ La ministre déléguée Joanna Bérenger a souligné l’importance d’une gestion sûre et équitable des produits chimiques pour protéger la santé et l’environnement.

«En mettant en place des systèmes de gestion des déchets sûrs et durables, nous contribuons non seulement à la protection de la santé publique et de l’environnement, mais nous renforçons également l’engagement de Maurice envers les principales conventions multilatérales telles que les conventions de Bâle, de Stockholm et de Minamata.»

C’est ce qu’a déclaré Joanna Bérenger, ministre déléguée au ministère de l’Environnement, de la gestion des déchets solides et du changement climatique, lors de la cérémonie d’ouverture d’un atelier de quatre jours sur les garanties environnementales et sociales, mardi 9 septembre à Balaclava.

Le projet «Implementing Sustainable Low and non-Chemical Development in SIDS (ISLANDS)», mis en œuvre par le ministère de l’Environnement avec le soutien du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), vise à renforcer une gestion écologiquement rationnelle et socialement inclusive des produits chimiques et des déchets dangereux. Maurice participe à ce projet régional dans l’océan Indien, aux côtés de trois autres îles participantes : les Comores, les Maldives et les Seychelles. Le projet est financé par une subvention du Global Environment Facility (GEF) de 4,5 millions de dollars américains, avec l’aide du PNUD.

La gestion rationnelle, durable et socialement inclusive des produits chimiques et des déchets dangereux est l’un des défis auxquels sont confrontés les petits États insulaires en développement (PEID). L’atelier de quatre jours, qui se tient du 9 au 12 septembre, porte sur les garanties environnementales et sociales et «l’intégration de la dimension de genre».

Express.mu (620 x 330) (33).png ■ Les participants à l’atelier sur les garanties environnementales et sociales, réunis à Balaclava.

«Nous savons tous que les produits chimiques sont souvent invisibles, mais leurs dommages sont bien visibles. Pour les petites îles comme la nôtre, chaque déversement, chaque fuite, chaque déchet mal géré a un coût élevé. Non seulement pour notre environnement, mais aussi pour notre santé et notre avenir», a souligné la ministre déléguée Bérenger.

Elle a également déclaré que l’Environmental and Social Management Framework (ESMF) et l’Environmental and Social Management Plan (ESMP) de Maurice ont été élaborés avec des experts et finalisés en consultation avec les parties prenantes de l’atelier. Le projet ISLANDS est également conforme à la politique de la GEF sur l’intégration de la dimension de genre, ainsi qu’à la stratégie du PNUD pour l’égalité des sexes 2018-2021.

Les hommes comme les femmes sont exposés à des risques sanitaires liés aux produits chimiques dangereux, avec des risques d’exposition différents. Les femmes, en tant que principales dispensatrices de soins, sont davantage exposées aux produits chimiques ménagers et aux déchets médicaux, tandis que les hommes le sont souvent lors de la collecte des déchets ou du travail industriel. Malgré ces différences, les risques sanitaires sont tout aussi graves pour les deux sexes.

«C’est pourquoi l’égalité des sexes n’est pas un simple ajout à nos réponses à ces risques. Elle est au cœur de notre gestion sûre et équitable des produits chimiques», a encore souligné Joanna Bérenger.

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Rodrigues : Le tri déjà une réalité

Jennifer Ernest et Bessy Ravanne, de Rodrigues, participent eux aussi à cet atelier organisé par le ministère de l’Environnement. Tous deux sont Technical Officers à la Commission de l’environnement de la Rodrigues Regional Assembly (RRA).

Pour Jennifer Ernest, la gestion des déchets solides est un gros défi à Rodrigues et constitue aussi une des grandes priorités de la RRA. Selon elle, cet atelier va renforcer leurs capacités dans leur travail. «Nous venons de mettre en place une réglementation concernant la collecte des ordures. Il faut rappeler que depuis 2019, une première réglementation portait déjà sur l’interdiction de l’usage des sacs en plastique. Maintenant, nous essayons d’évoluer vers une économie circulaire et le tri des déchets est très important. Des campagnes de sensibilisation ont été menées dans les villages, et chaque famille, mais aussi les établissements scolaires, ont reçu deux poubelles : une jaune et une bleue, pour leurs déchets organiques et autres. Notre île fait aussi face à des difficultés liées au changement climatique. Parfois, il y a des incendies de déchets au dépotoir de Roche-Bon-Dieu. Le tri nous permet de minimiser ce genre d’incendies et, en même temps, la pollution liée aux déchets chimiques lors de ces incendies.» De son côté, Bessy Ravanne estime que l’inclusion est un facteur important dans toutes les décisions prises pour atténuer les effets des produits chimiques nocifs.

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