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Affaire des valises
Kobita Jugnauth entendue par la FCC
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Affaire des valises
Kobita Jugnauth entendue par la FCC
Hier, Kobita Jugnauth, épouse de l’ancien Premier ministre Pravind Jugnauth, a été convoquée en début d’après-midi à la Financial Crimes Commission (FCC), au Réduit Triangle. Accompagnée de son avocat, Me Raouf Gulbul, elle est arrivée vers 15 h 30 pour être entendue dans le cadre de l’enquête relative à la saisie de Rs 113,8 millions dissimulées dans trois valises et un sac, issues de Josian Laval Deelawon et Chandradeo Oomah, associés de My Holidays Ltd.
L’audition, qui a duré un peu plus d’une heure, s’est déroulée dans une atmosphère sobre. À sa sortie, Kobita Jugnauth n’a souhaité faire aucun commentaire à la presse. Son époux, l’ancien Premier ministre, l’attendait à l’entrée, entouré d’anciens ministres et de sympathisants du Mouvement socialiste militant (MSM). Parmi ces derniers, on comptait notamment Renganaden Padayachy, Dorine Chukowry, Deepak Balgobin, Vikash Nuckcheddy, Vikram Jootun, Anjiv Ramdhany et Bobby Hureeram.
Selon nos sources, cette convocation fait suite à une première audition de l’épouse du leader politique déjà tenue dans la soirée du 15 février, jour même de la découverte des valises. Après cette audition initiale, elle avait été autorisée à repartir sans être placée en garde à vue.
L’enquête porte non seulement sur l’origine des fonds, mais également sur d’autres éléments matériels saisis dans les valises. Les montres et des bijoux auraient notamment été ciblés dans l’interrogatoire, tout comme un dispositif Apple AirTag retrouvé parmi les effets saisis. Ce dernier est désormais au cœur des investigations de la FCC qui cherche à déterminer l’identité de la personne ayant activé ou suivi l’AirTag; un élément clé pour établir une connexion directe avec les propriétaires des valises.
Les enquêteurs ont déjà cloné et analysé les téléphones de Pravind et de Kobita Jugnauth afin d’identifier d’éventuelles correspondances avec l’AirTag ou d’autres indices électroniques.
La question demeure : qui, parmi les personnes concernées, détenait l’AirTag et par extension, le contrôle ou la conscience des bagages en question ? Une réponse qui pourrait bien éclairer la suite de cette affaire.
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