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France

Un alpiniste tué et quatre blessés par une chute de sérac dans le massif du Mont-Blanc

5 août 2024, 16:56

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Un alpiniste tué et quatre blessés par une chute de sérac dans le massif du Mont-Blanc

La chute d'un sérac, un énorme bloc de glace détaché d'un glacier, a fait un mort et quatre blessés dans la nuit de dimanche à lundi parmi des cordées d'alpinistes partis à la conquête du Mont-Blanc, un phénomène «de saison et imprévisible».

L'accident est survenu vers 03H00 sur la face nord du Tacul en Haute-Savoie, "à environ 4.100 mètres d’altitude", alors que 15 personnes au total étaient engagées dans l'ascension, selon les premiers éléments communiqués par la préfecture.

Dès l'alerte, d'importants secours ont été mobilisés avec des hélicoptères, deux équipes cynophiles et des secouristes du Peloton de Gendarmerie de Haute-Montagne (PGHM) et des pompiers.

A leur arrivée, ils ont découvert en surface un Français de 57 ans décédé après «un arrêt cardio-respiratoire», a précisé le parquet de Bonneville, qui a ouvert une enquête.

Un homme de 42 ans, qui souffre d'une "hémorragie cérébrale", a été transféré à l'hôpital d'Annecy et placé en réanimation. Une femme de 40 ans, blessée au niveau des poumons", reste hospitalisée à Sallanches.

Les deux se trouvaient dans la même cordée que le défunt et venaient de quitter, avec lui, le refuge des cosmiques après une courte nuit, selon la même source.

Les deux autres blessés sont un père de famille de 58 ans et son fils de 17 ans, auxquels des "blocs de glace" ont occasionné "une fracture au niveau des cervicales" et "une fracture à une cheville", d'après le parquet.

Leur nationalité n'a pas été communiquée.

«Bonnes conditions»

Une cordée de quatre personnes, une de trois personnes et deux de deux personnes étaient également sur la voie au moment de la chute du sérac, mais sont sorties indemnes.

Après avoir porté secours aux personnes blessées, leurs membres "ont été redescendus par hélicoptère et entendus" par les services de la brigade de gendarmerie de Chamonix, toujours selon le parquet de Bonneville.

«Il n'y a avait aucun professionnel au niveau des cordées, il s'agissait de cordées d'amateurs», a-t-il précisé.

«D’après les premières informations recueillies, l’origine du déclenchement de la chute de sérac serait naturelle», fait encore savoir la préfecture.

«Ce n'est pas une surprise. La chute de séracs, c'est tout à fait de saison mais c'est imprévisible», abonde en ce sens le PGHM de Chamonix, interrogé par l'AFP. «Les conditions pour grimper étaient bonnes», a précisé cette source.

Des recherches, pour identifier de potentielles victimes supplémentaires, ont été suspendues lundi en "fin de matinée": "on ne peut pas se permettre de rechercher n'importe où, la surface est trop grande et c'est trop exposé" au risque de nouvelles chutes de blocs éventuelles, selon cette source.

Le préfet de la Haute-Savoie, Yves le Breton, a tenu "à adresser ses sincères condoléances aux proches de la victime et ses pensées aux personnes impliquées dans cette chute de sérac".

En août 2008, huit alpinistes, cinq alpinistes autrichiens et trois suisses, étaient décédés suite à une avalanche provoquée par une chute de sérac sur la face nord du Tacul.

La chute d'un énorme bloc du glacier de la Marmolada, le plus haut sommet des Alpes italiennes, avaient fait onze morts en juillet 2022.

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