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Indonésie

L'ex-ministre de l'Agriculture arrêté pour des soupçons de corruption

13 octobre 2023, 07:34

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L'ex-ministre de l'Agriculture arrêté pour des soupçons de corruption

Syahrul Yasin Limpo.

Syahrul Yasin Limpo, jusqu'à très récemment ministre indonésien de l'Agriculture, a été arrêté pour des soupçons de corruption, accusé notamment d'avoir empoché plus de 800 000 dollars de fonds publics, a annoncé ce vendredi 13 octobre un responsable.

La corruption reste endémique en Indonésie, pays classé 110ᵉ sur 180 pays dans le dernier indice de perception de la corruption de l'ONG Transparency International.

M. Limpo a démissionné la semaine dernière, au retour d'un déplacement en Europe, en raison des accusations portées contre lui. La Commission indonésienne d'éradication de la corruption (KPK) l'a officiellement désigné comme suspect mercredi.

L'ex-ministre, qui était interrogé vendredi par la commission, a été interpellé jeudi soir, des images le montrant emmené menotté dans les bureaux de cette commission à Jakarta.

Si M. Limpo a été arrêté, c'est parce que la commission craignait qu'il s'enfuie ou ne détruise des preuves, a indiqué aux médias le porte-parole de la KPK, Ali Fikri.

Il s'agit du sixième ministre indonésien faisant l'objet d'une enquête pour corruption depuis l'arrivée au pouvoir du président Joko Widodo en 2014 et dont le mandat s'achève en 2024.

«Respectons les procédures judiciaires», a déclaré le président Widodo, cité par l'agence de presse officielle Antara, ajoutant qu'il «doit y avoir des raisons» pour que son ex-ministre ait été interpellé.

Contacté par l'AFP, l'avocat de l'ancien ministre, Febri Diansyah n'a pas réagi dans l'immédiat mais a assuré à des journalistes que son client «ne s'enfuirait pas».

M. Limpo est accusé d'avoir forcé des responsables du ministère à lui verser chaque mois de l'argent issu de fonds public et d'avoir utilisé cet argent pour régler des factures de carte de crédit et l'achat d'une voiture de luxe.

Il est également accusé de corruption et d'abus de pouvoir «pour enrichissement personnel ou enrichissement de tiers», conformément à la loi indonésienne anti-corruption, a précisé la KPK.

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