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Lordana Meunier : Au four et au moulin
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Lordana Meunier : Au four et au moulin
Lordana Meunier avait prévu de lever le pied et de prendre du recul à l’issue des élections régionales. Si Johnson Roussety conserve son poste de leader malgré son départ pour l’Australie et qu’il pilotera le parti à distance, Lordana devra assurer dans la pratique.
Vous étiez pressentie pour occuper le poste de leader du Front patriotique rodriguais (FPR) après le départ de Johnson Roussety pour l’Australie. Que s’est-il passé au juste ?
À la suite d’une rencontre de l’exécutif du FPR, la démission de Johnson Roussety comme leader a été rejetée à l’unanimité. Il reste donc leader. Et comme je suis présidente, je reste en poste. J’aurais pour tâche de veiller à ce que le parti continue à se construire avec pour objectifs de recruter de nouveaux adhérents et aussi de renforcer les capacités par des formations, tout en restant à l’écoute de la population et en agissant comme chien de garde pour nous assurer que le gouvernement régional nouvellement constitué concrétise les mesures de son manifeste électoral.
Que faites-vous durant le week-end ?
Du temps libre, je n’en ai pas vraiment. Je vis à un rythme effréné. Le week-end, je le partage entre la famille et mes engagements politiques. Le dimanche, quand il n’y a pas trop de travail, on part à la mer avec les enfants. Mais avant, je trouve du temps de me «nourrir» spirituellement en allant à la messe. C’est important pour moi.
Parlez-nous de votre famille.
Je suis une enfant unique, mariée à un fils unique, McGill, depuis maintenant 15 ans. Nous avons trois enfants, Léa, Lisa et Lucas. L’aîné a 12 ans, la cadette dix ans et la benjamine quatre ans. Mon époux et moi nous gérons notre petite entreprise familiale, l’Auberge du lagon. Mon papa Roland Meunier est connu de beaucoup car il tient une charcuterie à Citronnelle, J’ai perdu ma maman l’année dernière et mon beau-père à la fin de janvier, tous deux de maladie. Il me reste ma belle-mère qui m’aide beaucoup avec les enfants quand j’ai mes réunions et d’autres engagements hors de la maison.
Cuisinez-vous ?
Très peu maintenant, faute de temps mais j’aime bien le faire, surtout les desserts et les pâtisseries.
Gourmande ou gourmet ?
Davantage gourmet. Mon plat préféré est un menu très typique et local, soit le bouillon ou l’étouffée de brèdes, avec du poisson frit ou une salade de thon, ainsi qu’une salade de concombre ou de tomate… Quand il y a ce menu à la maison, je peux devenir très gourmande.
Vous craquez pour ?
Les parfums... Je pourrais dépenser aveuglément pour un bon parfum.
Pratiquez-vous du sport ?
Quand j’étais jeune, oui, le handball, mais aujourd’hui, faute de temps, je ne peux pratiquer un sport à plein-temps. Mais je fais de la marche quand c’est possible.
Quel livre lisez-vous actuellement ?
Actualité oblige, en ce moment, je lis les Cinquante nuances de Grey…
Votre émission radio préférée ?
J’écoute les informations en priorité.
Votre émission télévisée préférée ?
Les informations télévisées, les documentaires et les feuilletons brésiliens.
Quelle musique écoutez-vous ?
Je ne suis pas très musique. Mais j’aime tout ce qui est beau à écouter, en particulier les chansons à texte.
Quelle est votre idée du bonheur ?
Le bonheur pour moi, c’est de voir les autres, les gens autour de moi, ceux que j’aime, sourire et s’épanouir pleinement.
Qu’auriez-vous souhaité faire avant de quitter ce monde ?
C’est une grande question. Il y a tellement de choses que j’aurais voulu réaliser mais à l’heure où je vous parle, pour moi, ce serait d’arriver à faire reculer la pauvreté et la misère humaine et résoudre le gros problème d’eau dans mon île afin que chaque Rodriguais se sente bien chez lui. Et puis, j’aurais voulu partir tranquille en sachant que mes enfants auront toujours envie de vivre ici.
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