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Le climat change…
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Le climat change…
16 octobre. Aujourd’hui est célébrée la Journée mondiale de l’alimentation. C’est l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), fondée le 16 octobre 1945, qui a ainsi voulu attirer l’attention du monde entier sur la problématique de l’alimentation de par le monde. Car tous les pays ne sont pas égaux face à cette nécessité de base qu’est la nourriture. L’être humain a besoin de se nourrir pour vivre. Mais certaines populations, surtout les plus pauvres, arrivent tout juste à avoir de quoi se mettre sous la dent. Le changement climatique, avec la hausse des températures et le nombre croissant de catastrophes naturelles, fait que cette population pauvre, qui comprend agriculteurs et éleveurs, entre autres, subisse de plein fouet l’insécurité alimentaire.
La FAO a pris pour thème de cette journée commémorative : «Le climat change, l’alimentation et l’agriculture aussi.» En gros, cela signifie quoi ? Nous devons réaliser que la moindre de nos actions et de nos comportements a un impact certain sur le climat. La pollution sous toutes ses formes, l’usage accru des énergies fossiles, la déforestation accélérée et l’urbanisation à tout-va ne font qu’empirer le changement climatique. Résultats : une démultiplication des catastrophes naturelles et l’émergence de nouveaux problèmes environnementaux qui viennent ajouter leurs conséquences, souvent désastreuses, sur la somme de problèmes auxquels font déjà face les agriculteurs chargés de produire notre nourriture. Déjà qu’avec l’industrialisation et la course effrénée vers la modernité, les agriculteurs des pays riches ont pris des paris risqués sur les méthodes de production alimentaire (engrais chimiques, OGM, surexploitation de terres, etc.). Car il faut nourrir les quelque 7 milliards d’habitants que compte actuellement notre planète, en gardant en tête que nous serons environ 9,6 milliards à l’horizon 2050.
Selon les chiffres de la FAO, une personne sur neuf va se coucher le ventre vide tous les soirs. Nous parlons de 800 millions de personnes dans le monde. Un peu moins de 800 fois la population de Maurice. Mais le hic, c’est qu’en 2016, la production alimentaire mondiale est plus que suffisante pour nourrir tous les humains. Sans distinctions. Et il en resterait encore de la nourriture. Où se trouve le problème ? Pourquoi y a-t-il encore des personnes qui meurent de faim ? Un des objectifs de développement durable de quelque 193 pays, en 2015, est d’éradiquer la faim dans le monde d’ici 2030. Vœu pieux ou rêve réalisable ? Une façon d’y arriver est d’adapter l’agriculture et l’alimentation au changement climatique, à travers la durabilité. Le développement durable reste la clé du succès si nous voulons que tout le monde mange à sa faim, dans le respect et la dignité.
C’est pourquoi la FAO a identifié sept domaines de changement, liés à l’agriculture et à l’alimentation, si nous voulons avoir une chance de faire face au changement climatique. Et ainsi éliminer la faim dans le monde. Pour ce faire, il nous faut protéger nos forêts en évitant de procéder à des déforestations sauvages et non-planifiées. Il nous faut changer notre façon de cultiver et de produire la nourriture. Il faut ainsi renforcer la capacité des agriculteurs à affronter le changement climatique mais aussi les aider à se redresser après des catastrophes. Il faut réduire la production de gaz à effet de serre, surtout à travers de meilleures méthodes d’élevage d’animaux de ferme. Et une alimentation plus tournée vers des légumes. Autre changement : le gaspillage alimentaire. Maurice n’est pas en reste, à voir la quantité de nourriture qui finit dans nos poubelles quotidiennement. Alors, évitons de jeter de la bonne nourriture en adoptant une meilleure planification de nos repas et en achetant le strict minimum au supermarché, par exemple. Il nous faut aussi adopter une meilleure gestion de nos ressources naturelles, car elles sont limitées. Changer la manière dont nous traitons nos océans et plans d’eau nous permettra aussi d’assurer la survie des populations qui vivent de la pêche pour nourrir leurs familles. Et il nous faut créer des systèmes alimentaires durables, qui nourriront la population mondiale sans nuire à la planète. Adoptons une habitude alimentaire centrée sur le bio, sur l’agriculture durable. Sinon, c’est le changement climatique qui aura le mot de la… faim.
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