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Courts-Mammouth: des conditions pas «respectées»
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Courts-Mammouth: des conditions pas «respectées»
Les choses iraient de travers à Courts-Mammouth. À l’origine, des conditions non respectées. Si sur le papier, la reprise du géant de l’ameublement par Mammouth Trading Co Ltd ne devait pas changer les clauses du contrat des employés, en réalité il s’agirait de tout autre chose.
Depuis le changement d’administration, une vingtaine d’employés auraient vu leur position changée, bien que leur contrat stipule que «all terms of your previous employment will remain unchanged». Face à cette situation, la Confédération des travailleurs du secteur privé (CTSP) est vite montée au créneau. Elle soutient que plusieurs employés dont les conditions ont été modifiées avaient pris part à la lutte syndicale.
Reaz Chuttoo, secrétaire général du syndicat, n’écarte pas l’idée que ces derniers pourraient faire les frais de représailles. «La plupart des employés qui étaient avec nous ont été dégradés et envoyés dans des endroits pour qu’ils soient dégoûtés par leur travail», fustige-t-il.
Il déplore le fait que la compagnie n’ait pas donné de reconnaissance syndicale à la CTSP. Les employés n’ont eu d’autre choix que d’avoir recours aux instances légales. Ils ont logé une plainte contre Mammouth Co Ltd à l’Employment Relations Tribunal. Reaz Chuttoo dit attendre une rencontre avec le ministre du travail Soodesh Callichurn.
Raj (prénom modifié), qui compte une vingtaine d’années de service, vit dans la peur constante de se faire licencier. Il aurait eu vent que des révocations sont à venir. Du jour au lendemain il a vu ses conditions de travail altérées sans raisons valables. De plus, aucun nouveau contrat ne lui aurait été remis pour ce changement de poste. Seul un courriel lui a été envoyé à cet effet, confie-t-il.
Deux versions s’affrontent
Raj n’est pas le seul à vivre une telle situation. Moïse Manoula, qui était Cabinet Maker, a vu une autre position s’ajouter à ses fonctions. Désormais, il assure aussi celle de Vehicle Assistant. Tout comme Raj, c’est par le biais d’un courriel qu’il a été informé de ces changements. Pas d’accord, il aurait sollicité une rencontre avec le département des ressources humaines à de nombreuses reprises, en vain. Selon lui, l’entreprise aurait développé une attitude de «si ou pa kontan, alé».
Du côté de la direction, c’est un tout autre son de cloche. On affirme que ces allégations sont «infondées». De plus, on soutient que les employés sont très contents de la façon dont vont les choses.
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