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Au départ de Maurice: un avion d’Air France dérouté vers le Kenya après une alerte à la bombe
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Au départ de Maurice: un avion d’Air France dérouté vers le Kenya après une alerte à la bombe
Un avion d’Air France, le vol AF 463, qui a décollé de l’aéroport de Plaisance vers 21 heures, samedi 19 décembre, a dû atterrir d’urgence au Kenya. Cela, après la découverte d’un colis suspect à bord, a annoncé la police kényane.
Les 459 passagers, dont des Mauriciens, et 14 membres d’équipage ont ainsi débarqué à l’aéroport international Moi de Mombasa, sur la côte est du Kenya, à 00h36 (heure locale). Ils ont été pris en charge et hébergés.

«Il a demandé un atterrissage d’urgence, après qu’un dispositif suspecté d’être une bombe a été découvert dans les toilettes. Un atterrissage d’urgence a été préparé, il a atterri sans problème et les passagers ont été évacués», a indiqué Charles Owino, un porte-parole de la police kényane.
«Des experts en explosif de la Marine et du département d’investigations criminelles de la police (CID) ont été appelés, ont pris ce dispositif et le démontent pour voir s’il contenait de l’explosif», a-t-il ajouté.
La presse internationale s'est largement fait l'écho de cet incident. Ci-dessous des tweets de NTV Kenya.
Interior Principal Secretary Amb Monica Juma lands in Mombasa, expected to announce arrests in Air France case pic.twitter.com/wqWZdZQJjD
— NTV Kenya (@ntvkenya) December 20, 2015The Latest: 6 passengers questioned about device found on Air France flight diverted to Kenya: https://t.co/1xJnitbRGh
— The Associated Press (@AP) December 20, 2015Au micro d’Europe 1, Audrey, qui était à bord de l’avion, a raconté que celui-ci a, «à un moment donné, beaucoup tremblé. Il y a eu un très gros bruit dans l’avion».
«La priorité est d’assurer la sécurité des passagers»
Dans un communiqué émis le matin, Air France a indiqué qu’à ce stade «on ne connaît pas encore la nature de l’objet» découvert à bord. «Les autorités kényanes continuent leur enquête et nous restons en contact avec elles», a déclaré un porte-parole.
«Un hébergement est prévu» pour les passagers évacués et «Air France met tout en oeuvre pour assurer le réacheminement de ses clients et prévoit d’envoyer un appareil à Mombasa pour assurer leur retour vers Paris. Le départ de ce vol Mombasa - Paris est prévu en fin de journée, le dimanche 20 décembre», a souligné la compagnie aérienne. Le groupe «déplore le désagrément et le retard causés à ses clients», mais assure n’avoir «d’autre priorité que d’assurer la sécurité de ses passagers».

«Les enquêteurs interrogent plusieurs passagers au sujet de l’engin qui a été trouvé à bord (du vol) d'Air France.»
Le ministre kényan de l’Intérieur Joseph Nkaissery, qui s’est immédiatement rendu à Mombasa, a indiqué en fin de matinée que la police interrogeait plusieurs passagers du vol, sans pouvoir en préciser le nombre exact. «L’enquête est encore en cours, mais ce que je peux confirmer pour l’instant, c’est que les enquêteurs interrogent plusieurs passagers au sujet de l’engin qui a été trouvé à bord (du vol) d'Air France», a-t-il déclaré à la presse.
Joseph Nkaissery s’est refusé à tout commentaire sur la nature de l’engin en question.
«C’est une affaire internationale et nous parlons également aux autorités de l’île Maurice, pour savoir s’il y a eu une fouille des passagers avant qu’ils embarquent», a ajouté le ministre, qui a ensuite rendu visite aux voyageurs, pour lesquels un hôtel a été mis à disposition.
L'avion, qui était longtemps resté sur la piste d'atterrissage, a été déplacé en fin de matinée, alors que le trafic avait repris normalement sur l'aéroport.
Some of the 473 passengers from Air France 463 that made emergency landing in Mombasa outside the airport pic.twitter.com/ZTu4pDn8uf
— NTV Kenya (@ntvkenya) December 20, 2015Selon Xavier-Luc Duval, contacté par l’express, il ne s’agirait pas d’une bombe. Il dit attendre une confirmation officielle des autorités kényanes. «Les gens ont eu peur pour rien. Il faut savoir qui a fait cette plaisanterie», a indiqué le vice-Premier ministre et ministre du Tourisme. Une cinquantaine de Mauriciens étaient à bord, a-t-il précisé.
Près de 16 heures après cet atterrissage forcé, les autorités kényanes s’efforçaient toujours de déterminer si l’engin découvert était une bombe ou non. «L’engin suspect trouvé et extrait de l’avion d’Air France est encore en train d’être analysé», a indiqué le ministère kényan de l’Intérieur sur son compte Twitter en milieu d’après-midi.
Deux horloges avec des horaires différents
Des sources policières françaises ont également indiqué à l’AFP que les premières constatations ne permettaient pas de dire qu’il y avait un engin explosif à bord.
Une source interne à Air France a décrit l’objet retrouvé comme étant composé de deux horloges digitales transparentes avec deux horaires différents, sans a priori de décompte, d’un fil noir ressemblant à une antenne de radio-réveil, et de quatre cartons rectangulaires reliés par un adhésif et des pinces métalliques.
Un passager de l’avion, John Stephen, a raconté que le personnel de bord d’Air France avait aidé à l’évacuation rapide de tout le monde par les toboggans, après l’atterrissage. «Nous sentions que les membres de l’équipage étaient tendus, et que quelque chose n’allait probablement pas. Quand l’avion s’est arrêté, ils nous ont dit de courir vers les toboggans, et de partir loin de l’avion», a-t-il expliqué à l’AFP. «Nous ne savons pas si c’était une bombe ou pas, mais quelque chose ressemblait à une bombe dans les toilettes», a-t-il ajouté.
Selon l’AFP, les alertes se multiplient un peu partout dans le monde ces temps-ci. Samedi, l’ambassade américaine en Tunisie a conseillé à ses ressortissants d’éviter un centre commercial en raison d’une «possible attaque terroriste» dimanche, pendant que le président russe Vladimir Poutine affirmait que les services secrets russes avaient déjoué 30 projets d’attentats en 2015.
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