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Swaleha Joomun: «Je me concentre désormais sur le cerveau»
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Swaleha Joomun: «Je me concentre désormais sur le cerveau»
Dix-neuf ans après, elle mène toujours le combat, sans relâche. «La vérité doit triompher», lâche Swaleha Joomun. C’est d’ailleurs grâce à sa déposition au CCID que l’enquête a été relancée.
En avril déjà, elle est venue à Maurice et avait fait une déposition aux Casernes centrales. Et le 9 novembre, à la suite d’une convocation du CCID, elle a fait une nouvelle déposition.
Ce jour-là, assistée de son avocat, Me Vikash Teeluckdharry, elle a évoqué avec les enquêteurs des pistes non explorées. En particulier les armes utilisées et les balles qui avaient atteint le véhicule à bord duquel voyageait son époux Babal Joomun. Elle leur avait demandé de déterminer, entre autres, la provenance de ces armes.
«Je demande aux politiciens de ne pas s’ingérer»
Au micro de LSL radio, Swaleha Joomun se dit toutefois surprise de l’arrestation de Shakeel Mohamed. Avant d’affirmer qu’elle s’attend à d’autres arrestations dans cette affaire.
Elle explique qu’elle a un «plan de travail». «Je me concentre désormais sur le cerveau. Notamment ceux qui ont aidé Liyyakat Polin. J’ai cité quatre personnes, quatre high profile.» Ce ne sont pas des politiciens, mais plutôt des figures connues. «Les politiciens ont utilisé le drame de Gorah Issac pour monter en grade en politique», soutient la veuve de Babal Joomun.
La justice doit suivre son cours, souligne-t-elle. C’est pourquoi elle lance un appel aux politiciens. «Cela fait 19 ans déjà. J’ai entendu la déclaration d’Arvin Boolell. Je demande aux politiciens de ne pas s’ingérer. Ce sera un cercle vicieux. Il y a trop de spéculations.»
Pour Liyyakat Polin, ce crime n’était pas prémédité. Il avance que personne n’a donné l’ordre d’abattre ces personnes à la veille des élections municipales de 1996. «J’ai dit plusieurs fois que ce n’est ni Cehl Meeah ni Shakeel Mohamed ni Paul Bérenger», fait-il ressortir.
Liyyakat Polin est surpris que Shakeel Mohamed a été arrêté et inculpé dans cette affaire. «On était venu me voir il y a quinze ans à la Bastille pour me demander d’impliquer Shakeel. J’ai répondu qu’à aucun moment, je ne porterais une fausse accusation contre un innocent», avance Liyyakat Polin.
À une question de l’express sur l’identité des quatre personnes high profile évoquées par Swaleha Joomun, l’ancien condamné affirme qu’elle seule peut dire qui sont-elles. Mais qu’à ce stade, rien n’a été prouvé.
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