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Chamarel : des «tonnes» de projets pour un petit budget
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Chamarel : des «tonnes» de projets pour un petit budget
Le conseil de village de Chamarel est confronté à un terrible casse-tête : comment faire aboutir les sollicitations des habitants et ses projets alors que son budget est si limité ? Les projets pour améliorer le quotidien des villageois sont pourtant une nécessité. Le point avec les conseillers.
«Nous sommes en quelque sorte dans une impasse. Une somme d’argent nous a été allouée et elle doit être utilisée durant cette année financière. Cependant, elle est insuffisante pour couvrir nos projets. Pourtant, il faut bien l’injecter quelque part cet argent-là !», commente déçu le conseiller de village Mike Laridain, qui siège aussi au conseil de district.
Il explique que le principal projet du conseil de village qui était de faire construire un étage au Village Hall a été gelé. «Nous disposons d’un budget de Rs 930 000. Nous voulions absolument mener à bien ce projet d’étage sur le Village Hall car tous les gens de Chamarel allaient en bénéficier. Mais nous avons dû abandonner l’idée car les dépenses pour ce projet nous reviendraient à Rs 1,6million», dit-il.
«Il manque des drains, des points de lumière et des ponts»
Ce conseiller trouve également dommage que le conseil ne puisse utiliser cet argent pour aménager des drains, faire installer des lampadaires et des ponts là où il en faut dans le village. «Ce sont de gros problèmes ici. Il manque des drains, des points de lumière et des ponts. Par exemple à Désiré Road, un pont ne serait pas un luxe. Les habitants ont dû jeter de grosses pierres dans le canal pour pouvoir le traverser mais lorsqu’il pleut, traverser un canal débordant d’eau peut s’avérer dangereux pour eux», soutient Mike Laridain.
Il cite aussi les rues Vincent et Lutchmanen qui requièrent des drains. Sans compter le radier du village qui a été inondé lors des grosses pluies d’il y a quelques semaines alors qu’il a subi une réfection après les inondations en début d’année. «Malgré cette réfection, l’évacuation de l’eau demeure un sérieux problème sur ce radier.» Bien que le pont d’Arifat soit surélevé, lui également est souvent inondé.
Consultations préalables
Étant dans l’impossibilité de réaliser les projets pour y remédier en raison de moyens limités, les conseillers font appel au gouvernement. Cependant, ils auraient souhaité être consultés avant que des travaux ne soient entrepris. «Les vrais ingénieurs sont les gens de Chamarel. C’est nous qui vivons les inondations et qui connaissons les régions touchées. Il faut nous consulter au préalable et non nous mettre devant les faits accomplis», insiste pour sa part Rico L’Intelligent, président du conseil de village.
Les conseillers évoquent aussi le tronçon de la route de Case-Noyale qui rallie Chamarel. Cette route fissurée montre des signes d’affaissement sur plusieurs mètres. Mais il semble qu’elle serait oubliée de tous: «Dès que la route de Macondé a été refaite, nous n’avons plus rien entendu par rapport à cette route-ci pourtant très fréquentée par les autobus et les poids lourds. Laissée telle quelle, elle constitue une menace. Nous aimerons que le ministre des Infrastructures publiques réalise qu’il n’y a pas que l’autoroute Terre-Rouge–Verdun qui se fissure et qu’il vienne ici également pour un constat», dit Mike Laridain.
Il attire l’attention sur les feux de signalisation, qui ont été placés dans le but d’éviter que des véhicules ne se croisent à cet endroit mais qui ne fonctionnent plus depuis quelques semaines. «Les gens prennent des risques en passant par-là.»
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