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Son fils de deux ans meurt dans un incendie: «Je n’ai pas pu le sauver»

14 août 2015, 08:34

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Son fils de deux ans meurt dans un incendie: «Je n’ai pas pu le sauver»

Il s’est caché sous le lit et avait à ses côtés ses deux chiots. Peut-être ces derniers essayaient-ils de le protéger? Mais Ritesh a été brûlé vif, de même que ses deux fidèles compagnons…

 

Ce garçon de deux ans et demi a été victime d’un incendie qui a éclaté le jeudi 13 août aux alentours de 8 heures dans la maison familiale. Les Meettoo habitent une bicoque en tôle et en bois. Raju et Diksha ainsi que leurs deux enfants, Parish, quatre ans, et Ritesh, étaient nouveaux dans la région de Bon-Accueil. Ils résidaient auparavant à Laventure chez les parents de Raju. Ils s’étaient branchés sur le réseau électrique d’un voisin pour se procurer de l’électricité.

 

Jeudi matin, Diksha faisait la lessive à l’extérieur. Pour protéger ses enfants qui regardaient la télévision en compagnie de leurs chiens, elle avait cru bon de fermer la porte à clé. C’est une détonation, qu’elle a à peine entendue qui l’a alertée. «En se retournant, elle a vu des flammes qui se dégageaient de la maison», raconte un témoin de la scène.

 

«On a essayé d’entrer à l’intérieur mais c’était impossible parce que les flammes s’étaient propagées. Les matelas étaient en feu», explique un voisin. Ils ont pu porter secours à Parish seulement.Ce dernier a pu sortir par une des deux portes de la maison. Brûlé à l’avant-bras, il a, par la suite, été transporté à l’hôpital de Flacq.

 

«C’était déjà trop tard»

 

Entre-temps, le petit Ritesh, lui, hurlait à l’intérieur. «Personn pann kapav rantre. Nou inn tann li pe kriye, pe plore. Sa enkor dan mo latet», affirme un jeune homme qui a apporté son aide à la famille.

 

Ravin Lutchmiah, propriétaire d’une quincaillerie adjacente de la maison, relate: «Je ne savais pas que les deux enfants étaient à l’intérieur. Avec d’autres volontaires, on a enlevé la bonbonne de gaz et on a tenté d’éteindre le feu. La brigade n’a pas tardé à arriver. Mais c’était déjà trop tard pour le petit.»

 

La présence policière sur les lieux a attiré des badauds. Nombre d’entre eux n’étaient pas au courant du drame qui s’était produit. «Nou konn bann ti garson-la. Zot ti kontan zoue dan lakour», se souvient une voisine.

 

Pour sa part, Raju Meettoo, un marchand de fruits confits qui travaille en face du collège de Bon-Accueil, à quelques mètres de sa maison, a vu les flammes en venant récupérer ses affaires. «Je n’ai pas pu sauver mon fils»: c’est en ces mots qu’il livre sa peine, les larmes aux yeux.

 

Cet homme, âgé d’une trentaine d’années, a aussitôt alerté ses proches qui sont arrivés en quatrième vitesse. Tous les effets personnels ont été détruits par les flammes.

 

Le corps calciné de Ritesh a été transporté à l’hôpital Victoria, Candos, à 10 h 30 pour les besoins de l’autopsie. Celle-ci, pratiquée par le Dr Sudesh Kumar Gungadin, a attribué son décès à une asphyxie. Les funérailles ont eu lieu dans l’après-midi.

 

Tous les éléments de la police étaient sur les lieux du sinistre, dont ceux du Scene of Crime Office et de la Major Crimes Investigation Team. La police de Brisée-Verdière a ouvert une enquête pour déterminer la cause exacte de cet incendie fatal.

 

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