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[Vidéo] Affaire MedPoint: des travaux communautaires pour Pravind Jugnauth?

1 juillet 2015, 07:42

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[Vidéo] Affaire MedPoint: des travaux communautaires pour Pravind Jugnauth?

Pravind Jugnauth échappera-t-il à la prison ? Lors du prononcé de la sentence, jeudi 2 juillet, les magistrats Niroshini Ramsoondar et Azam Neerooa ont annoncé que les 12 mois de prison qu’ils lui ont infligés pouvaient être convertis en services communautaires. C’est le rapport du Probation Office, attendu le 16 juillet, qui déterminera comment l’ancien ministre purgera sa peine.

 

Il faut dire que la journée de jeudi a été particulièrement longue pour Pravind Jugnauth. Arrivé en cour intermédiaire à 10 h 30, il a dû attendre jusqu’à 16 h 30 pour entendre sa sentence. Car avant de prendre leur décision, les magistrats Niroshini Ramsoondar et Azam Neerooa ont écouté au prélable les plaidoiries des avocats de la défense et de l’accusation.

 

Pravind Jugnauth souriant

 

Contrairement à mardi 30 juin, quand il avait débarqué en cour intermédiaire le sourire aux lèvres et confiant pour entendre le verdict des magistrats dans l’affaire MedPoint, c’est un Pravind Jugnauth peu loquace qui s’est présenté à la New Court House, jeudi. Pourtant, de soutien il n’en manquait pas. Accompagné de son épouse Kobita, le leader du Mouvement socialiste militant (MSM) a été accueilli par des sympathisants du parti, des ministres et des parlementaires.

 

 

En raison de la foule qui s’était massée devant le tribunal, c’est avec beaucoup de difficultés que le leader du MSM s’est frayé un chemin pour entrer dans l’édifice. Des partisans arborant les couleurs du MSM n’ont pas manqué, comme mardi, de scander : «Pa tous nou Pravind, Pravind nou fitir premie minis, Pravind nou lerwa!»

 

Ces partisans avaient débarqué à la New Court House assez tôt pour faire le guet. La police, peu nombreuse, a dû solliciter de l’aide pour contenir la foule déchaînée. Un cameraman de l’express a été malmené par des badauds incontrôlables.

 

 

À l’intérieur du bâtiment, c’était le branle-bas de combat encore une fois pour le couple Jugnauth, avant qu’il atteigne la salle d’audience. Celle-ci est comble et plusieurs personnes ont suivi le débat debout.

 

Une fois à l’intérieur, Pravind Jugnauth a rejoint le box des accusés. Il avait du mal à s’engager dans des discussions, sauf avec ses avocats.

 

Vers midi, les magistrats Niroshini Ramsoondar et Azam Neerooa ont fait leur entrée dans la salle d’audience pour écouter les plaidoiries. Me Ravind Chetty, Senior Counsel, qui représente Pravind Jugnauth, a réclamé la libération conditionnelle de son client, en insistant sur le fait que la démission de ce dernier en tant que ministre était déjà une grande sanction.

 

 

Quant à Me Kaushik Goburdhun, chargé de représenter l’Independent Commission against Corruption, il a indiqué que le délit commis par Pravind Jugnauth est sérieux et mérite une peine de prison. Après s’être concertés, les magistrats sont retournés dans la salle d’audience vers 16 h 30 pour la lecture du jugement. Ils ont rappelé que Pravind Jugnauth a été reconnu coupable pour conflit d’intérêts dans l’affaire Med-Point en vertu de l’article 13 (2) de la Prevention of Corruption Act (PoCA).

 

Sentence difficile à digérer

 

Toutefois, les magistrats précisent que même si le délit reproché à Pravind Jugnauth est listé sous la PoCA, ce n’est pas un délit de corruption. Et d’ajouter qu’une charge de conflit d’intérêts ne peut être un cas de corruption. Il n’y a aucune preuve que Pravind Jugnauth a bénéficié de gains monétaires dans cette affaire.

 

Les magistrats considèrent que le délit de conflit d’intérêts équivaut à une infraction «of public duty that a public official owes to the public». Étant donné le casier judiciaire vierge de l’accusé, ils l’ont condamné à 12 mois de prison.

 

Dans le box des accusés, Pravind Jugnauth met du temps à digérer la nouvelle. Dans les rangs du MSM, la sentence est prise avec des pincettes. Alors que le leader du MSM se prépare à quitter la salle d’audience, la foule, qui s’était apaisée le temps d’écouter la sentence, redouble d’intensité. Si bien que des policiers ont dû faire un rempart de leur corps pour que le couple Jugnauth puisse regagner son véhicule.

 

Il faisait presque nuit quand la foule a déserté la cour intermédiaire.

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