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ICAC: l’ex-no 1 réclame plus de Rs 7 millions pour rupture de contrat

25 mars 2015, 03:51

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ICAC: l’ex-no 1 réclame plus de Rs 7 millions pour rupture de contrat

Il ne digère toujours pas son licenciement. Anil Kumar Ujoodha, qui a été limogé de son poste de directeur général de l’Independent Commission against Corruption (ICAC) le 26 décembre, passe à l’offensive. Il s’en remet à la Cour suprême pour réclamer justice.

 

Dans sa motion déposée au greffe de la Cour suprême hier, mardi 24 mars, Anil Kumar Ujoodha a demandé à cette instance l’autorisation de réclamer une révision judiciaire de la décision de l’État et de l’ICAC de le licencier.

 

Il demande aussi à la Cour suprême de condamner ces derniers de lui verser conjointement et solidairement des dommages de Rs 7 946 278 pour rupture de contrat. Anil Kumar Ujoodha demande également à la Cour suprême d’émettre un ordre sommant l’État et l’ICAC de payer Rs 500 000, représentant le coût du litige.

 

Aucune action disciplinaire

 

Anil Kumar Ujoodha soutient qu’aucune action disciplinaire n’a été prise contre lui et qu’on n’a retenu aucune charge contre lui. Selon lui, la décision de l’État de le licencier est truffée d’irrégularités et bafoue les principes de la justice. Car, dit-il, il n’a pas eu l’opportunité de s’expliquer. L’ex-directeur général de l’ICAC soutient que la résiliation de son contrat a été faite délibérément dans le but de le dénigrer, l’humilier et le rabaisser aux yeux du public.

 

Anil Kumar Ujoodha a été nommé directeur géneral de l’ICAC le 8 mai 2006 pour cinq ans. Son contrat a été renouvelé en mai 2013 pour cinq ans de plus. Contrairement aux deux autres membres de l’ICAC, Anil Kumar Ujoodha a été nommé par le Premier ministre, en consultation avec le leader de l’opposition.

 

Comité parlementaire

 

Il est d’avis que la décision de l’État de le limoger en évoquant l’article 113(4) de la Constitution est illégale et ultravires. Selon lui, seul le comité parlementaire peut résilier son contrat.  

 

À sa connaissance, dit-il, au moment de son licenciement, il n’y avait pas de comité parlementaire. Il souligne qu’il existe deux cas dans lesquels son limogeage peut être justifié ; s’il a été irrégulier ou s’il s’est mal conduit, soit s’il ne peut pas s’acquitter de ses fonctions. Mais tel n’a pas été le cas, a-t-il affirmé.

 

Dans sa plainte, Anil Kumar Ujoodha raconte que le 24 décembre, il a été informé que des membres du CCID ont effectué une perquisition à son bureau. Deux jours plus tard, un policier a quitté une lettre à son domicile, alors qu’il était absent, indiquant qu’il avait été licencié.

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