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Questions à… James Benoit, CEO d’AfrAsia Bank: «L’espace pour d’autres banques innovantes existe dans le pays»

5 mars 2015, 05:39

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Questions à… James Benoit, CEO d’AfrAsia Bank: «L’espace pour d’autres banques innovantes existe dans le pays»
 
Le CEO d’AfrAsia Bank, James Benoit, explique que la fermeture de sa filiale au Zimbabwe n’influera pas sur sa stratégie d’expansion dans la région et se propose de se concentrer sur des centres d’activités financièrement plus rentables.
 
Confrontée durant plusieurs mois à des problèmes de liquidités, AfrAsia Bank vient de mettre un terme à ses opérations au Zimbabwe. Avec recul, estimez-vous avoir pris la bonne initiative en 2012 en lançant une filiale dans ce pays ?
Il faut comprendre que tout investissement comporte des éléments de risques, mais cela n’entravera en rien notre stratégie par rapport à nos investissements en Afrique. Au sein d’AfrAsia Bank, on enregistre toujours une croissance soutenue dans tous les secteurs d’activités où nous opérons, que ce soit en Afrique ou en Asie. La banque focalise ses efforts sur des centres d’activités plus rentables ainsi que sur sa stratégie d’expansion dans la région dans le but de mieux servir ses clients.
 
Vous insistiez dans un récent communiqué que la fermeture de la filiale d’AfrAsia n’aurait aucune incidence sur les activités de la banque à Maurice et ses autres marchés à l’étranger. Doit-on comprendre que cette filiale n’a en rien contribué au chiffre d’affaires du groupe bancaire à Maurice ?
Nos activités au Zimbabwe ont quand même généré un certain nombre d’investissements et ont engendré des bénéfices pour la banque. Nous avons aussi dû prendre des engagements fermes au niveau du capital et de la gestion de nos opérations au Zimbabwe. Quant à nos ambitions, on s’attend qu’AfrAsia connaisse une croissance rapide et soutenue, comme cela a été le cas depuis la création de la banque en 2007.
 
Le groupe compte maintenant recentrer ses activités et sa stratégie d’expansion dans d’autres pays de la région. Quelles formes prendront ces activités et quels sont les pays ciblés ?
La banque reste une institution financièrement solide, comme en témoignent les récents prix remis par Euromoney récompensant AfrAsia en tant que meilleure banque privée à Maurice, entre autres. AfrAsia Bank n’existe que depuis sept ans, mais elle a déjà été récompensée par 13 prix Euromoney, dont sept cette année. Cela illustre parfaitement la courbe ascendante des opérations de la banque et la qualité des services offerts. Du coup, nous sommes très enthousiastes et confiants quant à d’autres opportunités que nous envisageons dans les pays de la région. La nouvelle stratégie d’expansion de la banque a déjà fait l’objet de plusieurs séances de travail au niveau de notre équipe de direction.
 
Quelle lecture faitesvous de ce bras de fer tout nouveau entre le ministre des Finances et les banques commerciales autour du financement des PME ?
Il y a peut-être un petit éclaircissement à apporter à la définition même des PME. AfrAsia, par exemple, travaille activement sur de nombreux projets immobiliers qui pourraient être considérés comme des PME. Je crois fermement que c’est une bonne occasion d’approfondir les discussions sur leur contribution au développement de l’économie. Au sein d’AfrAsia Bank, nous sommes convaincus que les PME ont un rôle clé à jouer dans la chaîne de distribution des plus grosses entreprises du pays, d’où l’importance d’avoir un mécanisme de financement approprié.
 
La dépréciation de l’euro face à la roupie inquiète actuellement les exportateurs. Ils prévoient des pertes de revenus vu que le gros de leurs exportations est destiné à l’Europe. À quoi attribuez-vous cette chute de la monnaie unique européenne ?
Un économiste serait plus apte à répondre à cette question, voire même d’autres experts du secteur financier. En tant que banquier, notre rôle consiste principalement à travailler avec nos clients dans le but de les préparer à gérer tous les risques en amont.
 
Quel regard portez-vous sur le secteur bancaire. Estimez-vous que le marché est sur-bancarisé ?
Personnellement, je suis convaincu qu’un plus grand nombre d’opérateurs dans le secteur bancaire mauricien attirerait plus de capital dans l’économie mauricienne. Cela nous permettrait de disposer d’une bonne base sur laquelle on pourrait construire un puissant centre financier desservant le continent africain et l’Inde. Il y a certainement de la place pour d’autres banques innovantes et dynamiques.
 
Quelles sont vos attentes du premier Budget de Vishnu Lutchmeenaraidoo ?
Comme tous les opérateurs, on s’attend que ce Budget comprenne un certain nombre de mesures pour relancer la croissance économique du pays.

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