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Hôpital Brown-Séquard: un patient accuse un infirmier d’abus
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Hôpital Brown-Séquard: un patient accuse un infirmier d’abus
C’est avec lucidité que Kenny (prénom modifié), un handicapé mental, relate avoir été victime de sévices sexuels à plusieurs reprises. Son témoignage est encore plus bouleversant lorsqu’il incrimine son agresseur : un infirmier de l’hôpital Brown-Séquard où il est pensionnaire.
L’express est en présence de la bande sonore du témoignage de Kenny. Ce dernier raconte ce que l’infirmier lui aurait fait subir à la fin du mois dernier. «Il faisait nuit. Il m’a agrippé la main, m’a emmené dans son bureau et m’a demandé de lui frotter les pieds.» L’infirmier aurait ensuite sexuellement abusé de lui, aux dires de Kenny.
C’est alors qu’un employé les aurait découverts. Il aurait menacé Kenny. «Il m’a crié dessus. Me disant que je serai transféré si cela se reproduit. J’ai eu peur.» Suivant les menaces de se faire renvoyer et craignant pour sa sécurité, il s’est tu jusqu’à présent.
«C’est inhumain»
Si l’employé n’a pas souhaité dévoiler l’affaire auprès de la direction, elle s’est répandue comme une traînée de poudre dans toutes les salles de l’hôpital psychiatrique, indique une source interne.
Sollicité pour une réaction, Ram Nowzadick, le président de la Nursing Association, actuellement à l’étranger, affirme qu’il n’est pas au courant de ce cas. Il compte mener une enquête avant de prendre des actions. De même, un membre de la direction que nous avons rencontré dit ignorer cette affaire. «Mais une enquête sera immédiatement ouverte et des sanctions sévères seront prises. La direction ne va pas tolérer ce genre d’abus. C’est inhumain», souligne-t-il.
Sollicité à maintes reprises, personne au ministère de la Santé n’a donné suite à nos appels. Les patients sont protégés sous la Mental Health Act 1998 et tout abus contre eux est passible d’une peine d’emprisonnement.
D’autre part, deux patients ont été retrouvés en pleins ébats dans un lit. Ce cas a été enregistré au poste de police de l’hôpital et signalé, en début de semaine, au Bureau du Premier ministre. Les patients ont été séparés et transférés dans une autre salle. «Certains infirmiers du soir qui ont pour but de surveiller les salles sont déjà au lit à 20 heures. Ils ne savent pas ce qui se passe après», affirme notre source.
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