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Bambous: des constructions sauvages inquiètent les habitants
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Bambous: des constructions sauvages inquiètent les habitants
Ce terrain identifié à Bambous pour reloger les squatters de la cité La Ferme sera-t-il une réplique de cette cité située aux abords du réservoir du même nom ? C’est ce que craignent les habitants de Bambous. Car certaines personnes viennent de lancer la construction de leur maison sur ce site où les travaux d’infrastructures n’ont pas encore été entrepris. Et ce, plus d’un an après l’annonce du projet de relogement des squatters.
Situé juste à côté du complexe de la NHDC de Bambous et à l’arrière du siège du conseil de district de Rivière-Noire, le terrain devait accueillir quelque 70 familles de la cité La Ferme. Mais après plus d’un an, le projet est au point mort. Rien n’a été entrepris sur le terrain : il n’y a pas eu de site plan ni de réseau routier pour accéder au site. Lasses d’attendre, certaines familles ont pris les devants.
Et c’est même dépourvues des facilités de base telles que l’électricité et la fourniture d’eau que les maisons, en tôle ou en dur, remplacent les mauvaises herbes sur ce site. Toutefois, ces constructions sauvages alarment les habitants de la localité.
«À l’origine, cela devait être un endroit où les gens vivraient dans de meilleures conditions, avec des facilités de base telles que la connexion au réseau électrique et la distribution d’eau, ainsi que les infrastructures routières et des drains», dit un des proches du dossier. Et d’ajouter : «Quand on voudra faire tout cela, il sera trop tard car les maisons seront déjà un peu partout.»
Cette situation n’a pas échappé au conseiller et vice-président du conseil de village de Bambous, Josian Mélisse. «Je ne suis pas contre le déplacement de ces habitants car c’est sur une base humanitaire que cela se fait, mais les normes doivent être respectées», insiste-t-il.
Pas d'infrastructure pour l'évacuation des eaux usées
Car ces constructions risquent d’avoir des implications sur la santé des habitants puisque, comme il le fait ressortir, il y a une nappe phréatique sur ce site. «C’est cette eau qui va jusqu’au réservoir et que nous buvons tous, explique Josian Mélisse. Imaginez 70 maisons dont les eaux usées iraient sous la terre. Cela va s’infiltrer et infecter notre eau potable !»
En effet, il n’y a aucun système de tout-à-l’égout sur le site et la plupart des gens qui commencent à construire n’ont rien prévu pour évacuer leurs eaux usées. Josian Mélisse rappelle comment les habitants avaient manifesté, il y a quelques années, afin que le dépotoir qui se trouvait près de la montagne soit fermé. «Nous n’avons pas fait cela pour que ce soit pire maintenant avec les eaux usées qui iront polluer cette nappe d’eau», lance-t-il.
Alerté par la situation, le conseil de district de Rivière-Noire a pris des mesures en vue de s’assurer que les conditions sanitaires sont respectées en attendant qu’une décision soit prise. La première est d’exiger que chaque maison construite ait une fosse septique. Ce serait, selon cette instance, une des conditions à remplir pour obtenir le permis de construction.
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