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Une année cruciale !

19 février 2015, 06:56

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 Une année cruciale !

2015 est cruciale pour le produit touristique mauricien pour des raisons que nous connaissons désormais tous : la concurrence internationale acharnée, la cherté du billet d’avion, la surcapacité en chambres,  l’accès aérien… Pour ne parler que des enjeux internationaux. Localement, les défis ne sont pas insignifiants non plus. Les défis les plus urgents concernent la formation, la classification des établissements hôteliers, la qualité générale des prestations ou la «mauricianisation» du produit dans son ensemble.

 

Si on peut toujours ergoter sur le fait que le gouvernement fait du neuf avec du vieux en nommant Arnaud Martin à la tête de la Mauritius Tourism Promotion Authority et Robert Desvaux à la Tourism Authority (TA), il faut leur reconnaître le mérite de maîtriser totalement le domaine qui leur est confié.

 

Le tourisme mauricien, à ce stade de son évolution, a besoin d’hommes capables de lui donner une impulsion nouvelle. Arnaud Martin et Robert Desvaux parviendront- ils à créer l’environnement nécessaire pour favoriserla naissance d’un nouveau tourisme mauricien ?

 

Difficile à dire, mais les deux partent avec beaucoup de crédits et une ambition clairement affichée : faire bouger les choses dans la bonne direction.

 

La Tourism Authority, organisme régulateur et garant de l’authenticité du produit touristique mauricien, aura un rôle clé, décisif même, à jouer. Son président, Robert Desvaux, est connu pour son intransigeance sur la qualité et l’excellence et sa volonté d’inclure une très forte dose de culture mauricienne dans le tourisme. Cette posture peut s’avérer, si elle est bien maîtrisée, décisive dans la définition d’un nouveau modèle touristique mauricien.

 

Mais en ce début d’année c’est la MTPA qui fait l’objet de toutes les attentions. Sa réorganisation et sa renaissance font partie des engagements inscrits noir sur blanc dans le programme électoral de l’Alliance Lepep. Ce qu’il en adviendra sera le premier grand test touristique du gouvernement.

 

Le fait que ce soit encore «business as usual» à la Victoria House est tout sauf rassurant et la nomination d’un président au «track record» avéré comme Arnaud Martin ne pourra cacher pendant longtemps encore l’état de délitement avancé de l’organisme chargé de faire la promotion de l’industrie touristique mauricienne.

 

Il y a urgence. Une réelle nécessité de revoir totalement le fonctionnement de l’organisme, y compris le rôle des fameuses représentations étrangères (PR) qui engloutissent des budgets faramineux pour des résultats loin d’être probants.

 

Le monde feutré du tourisme s’accommoderait mal, sans doute, des actions à pas de charge. Mais dans le monde concurrentiel d’aujourd’hui et face aux challenges qui se présentent à elle, l’industrie touristique mauricienne gagnerait à être bousculée dans ses habitudes, ses certitudes. Et l’exemple doit venir d’en haut. Il est urgent de ne plus attendre.

 

 

 

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