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Affaire MITD: Pravind Jugnauth réclame Rs 100 millions à l’État
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Affaire MITD: Pravind Jugnauth réclame Rs 100 millions à l’État
Il ne digère toujours pas le fait d’avoir été arrêté dans le cadre de l’affaire Mauritius Institute of Training and Development (MITD). Qui plus est, en présence de son épouse, de ses enfants et de ses proches chez lui, à Vacoas. Pravind Jugnauth, leader du Mouvement socialiste militant (MSM), estime que ses droits constitutionnels à la liberté ont été bafoués par cette arrestation et cette détention illégale.
Il a donc décidé de se tourner vers la Cour suprême pour demander réparation. Il réclame des dommages de l’ordre de Rs 100 millions conjointement à l’État et à l’assistant commissaire de police Pregassen Vuddamalay, en présence de l’ex-Attorney General Yatin Varma et de la ministre de la Sécurité sociale Sheila Bappoo.
Le leader orange considère que son arrestation illégale a causé beaucoup de stress et d’anxiété à sa femme et ses enfants. Il déclare que ces derniers ont dû attendre en dehors du bureau du Central Criminal Investigation Departement (CCID) sans savoir s’il serait libéré le même jour.
Dans sa mise en demeure, rédigée par Me Saya Ammanah Ragavoodoo, avouée, Pravind Jugnauth indique que son arrestation illégale a été très médiatisée à Maurice et à travers le monde via Internet. Selon lui, le but de son arrestation était de le ternir son image aux yeux de la société, de son électorat et du public en général. Cela, dit-il, afin de mettre un terme à sa carrière politique.
Pravind Jugnauth explique que lors d’une conférence de presse, en 2012, il a critiqué la position prise par Sheila Bappoo et d’autres membres féminins du PTr par rapport à un cas de pédophilie au MITD.
Le même jour, Sheila Bappoo, assisté de Yatin Varma, ont porté plainte contre lui, au nom de l’État, au poste de police de Beau-Bassin concernant un délit de sédition. Ils reprochent à Pravind Jugnauth d’avoir fait des allégations contre un enseignant du MITD et d’avoir qualifié le gouvernement de pédophile.
Le 26 décembre 2012, vers 14 heures, deux membres du CCID ont débarqué chez Pravind Jugnauth pour procéder à son arrestation. Il a été embarqué dans une voiture en direction du bureau du CCID. Une fois arrivé sur place, l’assistant commissaire de police Vuddamalay l’a informé qu’il était accusé d’avoir fait des allégations contre l’État lors de sa conférence de presse. Ce n’est que quelques heures plus tard, après avoir été interrogé, que Pravind Jugnauth a pu rentrer chez lui.
Il a toutefois dû revenir le 3 janvier 2013, à 11 heures, et ce n’est que le 4 janvier après avoir été soumis à un long interrogatoire qu’il a pu quitter les locaux du CCID.
Dans un communiqué émis par le Directeur des poursuites publiques, le 23 juillet dernier, Pravind Jugnauth a été blanchi et aucune poursuite n’a été initiée contre lui.
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