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Le toit vert gagne du terrain

Pour Komal Gooroochurn, un toit vert peut durer 60 ans et il a aussi l’avantage de protéger la dalle.
© YANCE TAN YAN
© YANCE TAN YAN
Ramener le vert dans les villes. Le concept de toit vert prend de plus en plus d’ampleur. Quel intérêt pour les urbanistes et les propriétaires d’immeubles d’investir dans les toits verts ? Komal Gooroochurn de la compagnie KMG, spécialisée en toit vert, nous en parle.
Nouvelle solution écologique, la toiture verte a déjà fait ses preuves dans les pays européens. Existant déjà à Maurice depuis plusieurs années, la toiture végétalisée est une alternative à l’ardoise. KMG, filiale de la compagnie allemande Zinco spécialisée en Green Roof Systems, propose au Mauricien une solution écologique durable à travers le concept de toit vert.
C’est un concept en expansion selon la directrice de la compagnie. Le toit vert se transforme en aire de détente, ajoute de la valeur à un immeuble, augmente l’isolation et peut même entraîner des économies en termes d’énergie, ajoute-t-elle.
Ce système comprend du substrat, des composants locaux et des produits organiques importés d’Allemagne. «Le concept de toits verts est déjà présent à Maurice mais le manque de produits et les barrières technologiques nous ont poussés à nous affilier à Zinco pour apporter un meilleur service», déclare Komal Gooroochurn.
Entre les deux types du système, toiture intensive ou extensive, c’est le premier qui est le plus prisé. «Les toits ne demandent pas beaucoup d’entretien. Ils ne nécessitent pas beaucoup de substrat et ont une épaisseur de cinq à huit centimètres», explique la directrice, dont la compagnie a choisi de miser davantage sur le marketing cette année.

Pour l’installation d’un toit vert extensif, le coût peut varier entre Rs 1 200 et Rs1 500 le mètre carré. «C’est un investissement à long terme et un toit vert peut durer jusqu’à 60 ans car il a aussi pour avantage de protéger la dalle.»
Le système de drainage doit être bien fait tout comme ce doit être le cas pour un bon système d’imperméabilité. «La dalle doit pouvoir soutenir une pression d’eau constante», souligne la directrice. Un ingénieur de structure doit se charger de présenter un rapport au préalable pour confi rmer la compatibilité.
Une des premières choses à faire avant de songer à aller de l’avant avec un tel projet, c’est la nécessité d’effectuer un sondage pour vous assurer que la dalle peut accepter ou pas un toit vert. Précision intéressante : «Un toit peut être incliné de 20 à 30 degrés.»
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