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L'étoile Neymar ratera la demi-finale Brésil-Allemagne

5 juillet 2014, 05:03

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L'étoile Neymar ratera la demi-finale Brésil-Allemagne

Le Brésil affrontera l'Allemagne mardi en demi-finale sans son attaquant vedette Neymar, contraint de renoncer à la fin du Mondial en raison d'une fracture à une vertèbre.

 

Pour accéder au dernier carré, les Brésiliens ont signé, face à la Colombie (2-1), leur prestation la plus aboutie depuis le début du Mondial, alors que l'Allemagne a battu la France (1-0).

 

Une étoile manquera Brésil-Allemagne et la fin du Mondial: Neymar, victime d'une fracture d'une vertèbre face aux Colombiens. Une absence qui s'ajoutera à celle du capitaine et patron de la défense, Thiago Silva, suspendu.

 

Neymar a été touché au dos lors d'un choc violent avec le Colombien Zuniga en fin de match.

 

Evacué sur une civière, il a été transporté dans un hôpital de Fortaleza.

 

"L'examen a montré qu'il souffre d'une fracture au niveau de la 3e vertèbre lombaire", a déclaré Rodrigo Lasmar, le médecin de l'équipe, à des journalistes à la fin du match, précisant "il est forfait pour la fin du Mondial"

 

"Ce n'est pas une fracture très sérieuse nécessitant une chirurgie, mais il va devoir porter une ceinture qui limite les mouvements", a-t-il déclaré.

 

Neymar, auteur de quatre buts depuis le début du Mondial, ratera donc Brésil - Allemagne, mardi à Belo Horizonte; une demi-finale entre deux habitués du dernier carré, et même au-delà. La preuve? Lors de leur 5e et dernier titre, en 2002, les Brésiliens avaient battu l'Allemagne en finale (2-0) à Yokohama (Japon).

 

- Effet psychologique -

 

Douze ans plus tard, le sélectionneur est le même. Et en cinq jours, depuis la qualification face au Chili (1-1, 3 t.a.b. à 2), Luiz Felipe Scolari a su changer les dispositions mentales de son équipe.

 

Oubliées les larmes du gardien Julio Cesar, avant la séance de tirs au but dont il fut le héros, et les prières du capitaine Thiago Silva. Cette fois, la Seleçao a présenté une équipe de guerriers.

 

Peut-être l'effet de la visite de la psychologue Regina Brandao, convoquée d'urgence au centre d'entraînement de Teresopolis.

 

Sa mission: redonner confiance aux joueurs en leur faisant comprendre que la peur neutralise leur potentiel, alors que le potentiel doit leur permettre de dominer la peur.

 

Son apport fut palpable. Brocardé pour avoir refusé de prendre part à la séance de tirs au but face aux Chiliens, Thiago Silva est apparu transcendé, au point d'inscrire le premier but (7e). Avant de récolter un carton jaune inutile en seconde période, qui le privera de la demi-finale.

 

Les Brésiliens ont ensuite pris deux longueurs d'avance grâce à un coup franc magistral de David Luiz (2-0, 69e).

 

Et les vertus mentales retrouvées ont joué un rôle essentiel face à l'accumulation des problèmes. D'abord, le retour des Colombiens, grâce à un penalty de James Rodriguez, auteur de son sixième but depuis le début du Mondial (2-1, 80e).

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