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Crime de Petite-Rivière: «Je me suis évanouie à deux reprises lorsqu’on coupait Mantee»

18 mai 2014, 17:37

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Crime de Petite-Rivière: «Je me suis évanouie à deux reprises lorsqu’on coupait Mantee»

Ils ont enlevé Mantee Murchoyea et l’ont soumise à des rituels au kalimaye de Chebel. Puis, ils l’ont emmenée dans un champ de cannes à Plaine-des-Papayes où ils l’ont découpée avec une scie. Et ils se sont débarrassés du corps à Petite-Rivière, en différentes parties, pour brouiller les pistes… Mardaye Kalinghee incrimine ainsi Prakash Balgobin, et un dénommé Loulou. Eux, auraient enlevé Mantee Murchoyea. Et c’est avec l’aide de Cataye Mootien qu’ils l’ont découpée, allègue-t-elle.

 

Agée de 79 ans, celle connue comme Ayama a été arrêtée mercredi 14 mai. Cette habitante de Chebel aurait pratiqué un rituel de sorcellerie sur la victime, qui a été tuée et démembrée avant que les morceaux de son corps ne soient jetés dans un bassin à Petite-Rivière. Ayama devait être interrogée aujourd’hui, dimanche 18 mai, afin de faire la lumière sur certaines zones d’ombre.

 

 

 

Dans sa déclaration, relatée par 5-Plus dimanche, Mardaye Kalinghee confie que les deux hommes ont transporté Mantee Murchoyea à bord d’une fourgonnette immatriculée 690 FB 08, avant de prendre la direction de Chebel où des «rituels» ont été pratiqués au kalimaye de la région. Les «rituels» en question, selon elle, ont été effectués par Cataye Mootien.«Mantee pa ti pe kapav marse kan li ti arive. De misie la ti pe trenn li. Apre, dan tanp, inn fer servis pou afebli Mantee ankor plis. Apre ti amenn li kot enn basin pou vid delo lor so lekor», a raconté Mardaye Kalinghee à la police.

 

> Mardaye Kalinghee aurait été contactée par Cataye Mootien pour effectuer
les rituels de sorcellerie sur Mantee Murchoyea.

 

Mardaye Kalinghee va plus loin dans ses aveux. Une fois les «rituels» complétés, dit-elle, Mantee Murchoya a été conduite dans un champ de cannes, à Plaine-des-Papayes, où son corps aurait été découpé en plusieurs morceaux, à l’aide d’une scie, par Prakash Balgobin, alias Leroi, et le dénommé Loulou.

 

Ayama, elle, aurait été chargée d’éclairer cette scène macabre avec une torche. «Mo pa finn kapav tini mo finn evanoui de fwa kan ti pe koup Mantee», a-t-elle laissé entendre à la police.

 

Selon ses dires, le corps démembré de Mantee Murchoyea aurait ensuite été placée dans trois sacs différents avant d’être embarqué à bord de la fourgonnette, en direction de Bassin Cahin, à Petite-Rivière, en début de soirée. Ce, dans l’unique but de brouiller les pistes et de faire croire aux enquêteurs que le crime avait été commis à cet endroit.

 

Le motif d’un tel crime, à en croire des informations glanées sur le terrain, serait que Mantee Murchoyea entretenait une liaison extraconjugale avec un receveur d’autobus. Ainsi, le commanditaire de cette affaire a contacté Cataye Mootien afin qu’elle se débarrasse de cette dernière en ayant recours à la sorcellerie. Cette habitante de Chebel a, à son tour, sollicité l’aide de son assistante, à savoir Mardaye Kalinghee, pour lui prêter main-forte contre paiement.

 

Ayama «pa koupab»

 

Depuis l’arrestation d’Ayama, ses proches se sont murés dans le silence. L’express dimanche a essayé en vain d’avoir leur version. La belle-fille a seulement lancé que «li pa koupab». «Nou pa pou comment lor sa. Nu pou gard silans. Si ena pou kominike, nou pou fer li apre», a déclaré un autre membre la famille de la septuagénaire.

 

Pour les habitants de la région, la nouvelle a été un véritable choc. Ashvin, qui tient un commerce à quelques mètres de la maison de la suspecte, n’arrive toujours pas à croire qu’elle ait pu être mêlée à cette sordide affaire, elle qui «konn frote, tir douler dan vant». Un autre habitant de Chebel pense qu’Ayama a peut-être été dupée par les autres suspects car «elle est très serviable».

 

Un boutiquier du coin se dit lui aussi persuadé de l’innocence de la vieille dame. Il affirme toutefois que des gens parlent défavorablement d’elle depuis son arrestation. Il en a entendu quelques-uns dire que «son visage est dur» et qu’elle était «longaniste»

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