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Drame à Tamarin: un Sud-Africain se noie à quelques jours de la fin de ses vacances

17 mai 2014, 04:33

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Drame à Tamarin: un Sud-Africain se noie à quelques jours de la fin de ses vacances

Il devait rentrer chez lui dans une dizaine de jours, mais la fatalité en a décidé autrement. Ismael Mayet, un touriste sud-africain de 52 ans, est mort noyé à Tamarin hier matin, vendredi 16 mai. Il était en vacances à Maurice en compagnie de son cousin Zaheer qui, lui aussi, a failli y rester. Ils se baignaient dans la baie malgré l’avis de forte houles. Selon des habitants de la localité, ils se trouvaient de l’autre côté de la passe, là où le courant est le plus fort.

 

La victime et son cousin, qui occupaient un bungalow du village, nageaient dans la baie de Barachois vers 11 h 30 lorsqu’ils ont éprouvé des difficultés. Un volontaire, Bertrand Résidu, s’est porté à leur secours en compagnie de surfeurs locaux et de maîtres nageurs étrangers qui se trouvaient sur la plage. Les gardes-côtes de Rivière-Noire et de Flic-en-Flac sont arrivés peu après, mais il était déjà trop tard. Ismael Mayet n’a pas survécu.

 

Le SAMU, mandé sur place, n’a pu que constater le décès. Quant au cousin de la victime, il a reçu les premiers soins avant d’êtretransféré à l’hôpital Victoria, à Candos. La police de Rivière- Noire a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances de ce drame.

 

Malgré les avis de grosses houles, la plage de Tamarin était loin d’être déserte hier. Touristes, expatriés et Mauriciens y abondent. «Et encore, aujourd’hui il y a moins de monde que d’habitude», explique Oliver, un jeune homme de la localité. Bien qu’il ne se soit plus approché de la merdepuis un an, après qu’un de ses amis soit mort noyé, il connaît bien ces eaux. Selon lui, cette noyade aurait pu être évitée.

 

«Bann se ki pa konn la mer la ki noye. Se enn noye bet sa, mare la ti ba. Bann dimoun sorti lavil ou lot plass, bann touris tou sa, zot pa kompran sa la mer la. Zot bizin demann bann dimoun ki konne. La mer la pa komplike, zis bizin kompran li.» Il ajoute que les avis de fortes houlesn’ont aucunement découragé les surfeurs. «Au contraire, ils sont encore plus motivés», dit-il.

 

Plus loin, Karl Neemaye, un pêcheur, s’occupe de ses bateaux. Il est du même avis qu’Oliver: «se ki noye pas kompran la mer la.» Avec l’avis en vigueur, le pêcheur ne s’aventurera pas en mer pour encore quelques jours. «Ce n’est que mercredi que je pourrai sortir à nouveau», explique-t-il.

 

Un de ses trois bateaux a été abîmé par des vagues mardi soir. Les houles ne sont pas une nouveauté dans la région, et le pêcheur les connaît bien. «Malgré le panneau d’avertissement, les gens vont quand même se baigner. Ce sont souvent des gens venus d’ailleurs. Par contre, il est rare qu’un surfeur se noie. Il peut se retrouver en difficulté, mais la noyade est extrêmement rare», explique-t-il.

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