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Permis à points: bilan mitigé un an après
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Permis à points: bilan mitigé un an après
Cela fait un an jour pour jour que le permis à points a été introduit. Depuis, 38 179 automobilistes en ont récolté. C’est ce que révèlent les derniers chiffres de la Traffic Branch. Les permis de deux conducteurs et d’un débutant (learner) ont été suspendus sur ordre de la cour. Si les détracteurs maintiennent qu’il faut revoir le système mis en place, les autorités, elles, dressent un bilan «positif et encourageant».
Pour Ben Buntipilly, conseiller spécial en matière de sécurité routière au bureau du Premier ministre, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Du 10 mai 2013 au 5 mai 2014, 122 décès dus à des accidents routiers ont été répertoriés, contre 166 entre le 10 mai 2012 et le 5 mai 2013.
«Les faits sont là. Le nombre de morts sur nos routes a baissé, malgré deux accidents ayant fait dix morts (Sorèze ; NdlR) et quatre morts (Bel-Étang ; NdlR)», fait valoir le conseiller. Ce qui indique, selon lui, que «le permis à points a fait ses preuves». S’il se réjouit de cette baisse, Ben Buntipilly estime que le bilan ne doit pas se limiter à une année et qu’on devrait «l’étudier sur la durée».
«Les radars ont aussi joué un rôle»
Le conseiller concède que ce n’est pas uniquement le permis à points qui a contribué à diminuer le nombre d’accidents fatals. «Les radars, installés en parallèle, ont aussi joué un rôle», souligne-t-il. Autre point que tient à faire ressortir Ben Buntipilly : l’objectif du permis à points, dit-il, est de rendre les automobilistes «plus responsables et attentionnés». «Il n’a pas été introduit pour pénaliser les chauffeurs de taxis, d’autobus, entre autres.»
Ce qui laisse dubitatifs certains chauffeurs de taxis et d’autobus. À l’instar de Rafick Bahadoor, président de l’Association des propriétaires de taxis. Il était de ceux qui avaient exprimé leur désapprobation au moment de l’entrée en vigueur du permis à points. Selon lui, 38 000 automobilistes ont été «pénalisés» en une année.
«Dans deux ans, s’ajouteront 20 000 et à la troisième année, 10 000. Sur une période de trois ans, ils seront 68 000 automobilistes sur une population de 250 000 à avoir été pénalisés, soit près d’un quart de la population.» Ce qu’il dit ne pas comprendre est «pourquoi pénaliser les automobilistes deux fois, en leur faisant payer à la fois une amende et en leur donnant des points de pénalité ?»
«Arrêter de copier ce qui se fait à l’étranger»
Il rappelle que les autorités avaient affirmé qu’elles reverraient le système mis en place. Mais «rien n’a été fait». Selon Rafick Bahadoor, il faudrait que l’on arrête de «copier ce qui se passe à l’étranger» et de trouver un système propre au pays.
Concernant la baisse du nombre de morts sur nos routes, Rafick Bahadoor indique qu’on ne doit pas l’attribuer uniquement au permis à points. «De janvier à avril 2014, la route a fait 41 victimes. C’est faux de faire croire que c’est le permis à points qui a réduit les accidents.» D’autres mesures ont, selon lui, voix au chapitre : les ralentisseurs installés à travers le pays, les routes construites pour offrir plus d’espace à la circulation.
En attendant, les autorités travaillent sur un système de récupération de points qui sera dispensé par des professionnels. «Ce sera une formation très recherchée et ciblée que suivront les automobilistes avant de retourner sur nos routes», souligne Ben Buntipilly.

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