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Washington, Londres et Berlin ferment des ambassades par crainte d'attentats d'Al-Qaida

3 août 2013, 10:58

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Washington, Londres et Berlin ferment des ambassades par crainte d'attentats d'Al-Qaida

Barack Obama a donné l'ordre vendredi 2 août à son équipe de sécurité nationale de prendre "toutes les mesures nécessaires pour protéger les Américains" après l'émergence d'une menace d'attentats d'Al-Qaida au Moyen-Orient, Londres et Berlin annonçant de leur côté la fermeture de leur ambassade au Yémen.

 

Le département d'Etat a diffusé un avis de prudence à l'attention de tous ses ressortissants de par le monde. Jeudi, il avait déjà annoncé que plusieurs de ses ambassades, notamment à Abou Dhabi, à Bagdad et au Caire, seraient fermées dimanche pour des raisons de sécurité. Certaines ambassades et consulats pourraient d'ailleurs rester fermés plus longtemps.

 

Les autorités américaines ont annoncé vendredi avoir intercepté des communications électroniques dans lesquelles d'importants cadres d'Al-Qaida discutaient d'attaques contre les intérêts américains au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, ainsi que sur "la péninsule arabique"."Il y avait là beaucoup plus que l'habituel bavardage", a commenté un responsable américain du renseignement sous le couvert de l'anonymat dans le New York Times. D'autant que ces informations font écho au message publié jeudi par Ayman Al-Zawahiri sur des forums djihadistes. Le chef d'Al-Qaida appelait à attaquer les intérêts des Etats-Unis en représailles à ses actions militaires dans le monde musulman et à ses attaques de drones au Yémen.

 

Selon le département Al-Qaida et ses organisations affiliées "pourraient concentrer leurs efforts pour perpétrer des attaques d'ici la fin août". Cette recommandation met en lumière "des attentats terroristes potentiels dans les transports et d'autres infrastructures touristiques".

 

Interrogé sur la chaîne ABC News, le général Martin Dempsey, chef d'Etat major des armées américaines, a précisé que "l'intention est d'attaquer l'Occident, et pas seulement les intérêts américains". Selon des experts du terrorisme cités par le Washington Post, la menace pourrait faire figure de représaille après la mort lors d'une opération antiterroriste du numéro 2 d'Al-Qaida dans la péninsule arabique (AQPA), Saïd Al-Chehri, confirmée en juillet.

 

Mais, dans la blogosphère et jusqu'aux couloirs du Congrès, des commentaires notaient que la mesure décrétée vendredi tombait à pic, au moment où la principale agence de recueil de communications, la NSA, est vivement soupçonnée d'avoir dépassé de beaucoup ses obligations légales pour espionner aussi et à très large échelle la population américaine. Depuis le début de la polémique sur les activités de la NSA, les dirigeants du renseignement américain rappellent à chaque occasion qu'un grand nombre d'attentats ont pu être évités grâce aux écoutes de cette agence d'espionnage.

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