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Toyota Etios : Une low cost qui a du caractère
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Toyota Etios : Une low cost qui a du caractère
La concurrence se fait rude sur les marchés émergents. Avec son Etios made in India, Toyota entend brider les ambitions des Honda Brio et Suzuki Celerio.
Crise économique oblige, la tendance est au low cost. Toyota n’y échappe pas. Le troisième constructeur automobile de la planète nous gratifie d’une Etios destinée avant tout aux marchés émergents tels que l’Afrique du Sud, le Brésil et l’Inde où la classe moyenne est en plein boom.
Concurrente de la Honda Brio et de la Suzuki Celerio, comme elle toutes deux assemblées en Inde, l’Etios a du pain sur la planche. Présente à Maurice depuis peu, elle devra aussi démontrer l’étendue de ses charmes pour damer le pion aux sud-coréennes que sont les Hyundai i10 et Kia Picanto, au design bien plus séduisant, ainsi qu’à la sémillante thaïlandaise de Mitsubishi, la Mirage.
Le nom Etios, qui signifie caractère en grec, va comme un gant à la petite dernière de Toyota. Cela se voit au premier regard : elle reprend quelque peu l’avant de l’Auris, un des best-sellers de la firme nippone, mais l’arrière de la berline fait irrémédiablement penser à la Renault Logan, véhicule low cost de la firme au losange.

Le compteur de vitesse apporte une touche vintage au tableau de bord.
Sur la route, l’Etios a du répondant et n’a pas à rougir de ses reprises. Maniable, elle se glisse facilement dans la circulation et, lors de notre essai, nous avons pris plaisir à effectuer un slalom sur la route de la fantomatique zone industrielle de JinFei, à Riche-Terre.
La voiture est bien insonorisée et elle prend les bosses et autres irrégularités de la route sans accroc. Dès qu’on pénètre dans l’habitacle, on sent bien que ce modèle a été développé en Inde. Le compteur de vitesse placé au milieu du tableau de bord est très kitsch. Il semble tout droit sorti d’une bande dessinée vintage, tant il rappelle l’indicateur d’étage en demi-lune des ascenseurs des années 40.
L’intérieur est d’une stricte simplicité : le plastique dur est omniprésent, les sièges sont recouverts d’une toile et les bouches du système d’air conditionné sont loin d’être discrètes, tout comme le bruit qu’elles dégagent. Et il n’y pas de palettes de contrôle pour la radio au volant comme sur la Brio.

La version berline dispose d'un grand coffre de 595 litres.
Petite nouveauté pour une low cost : la boîte à gants est réfrigérée. Elle peut contenir quatre bouteilles de 0,5 litre ou un pack de six canettes... de boissons non alcoolisées évidemment. En cas de soif, sept « cup holders » ont été prévus au niveau des portières et de la console centrale.
Le confort est quand même au rendez-vous. A l’arrière, trois adultes peuvent facilement prendre place, que ce soit dans la version hatchback ou la berline. Cette dernière sied toutefois mieux à une famille, le coffre étant particulièrement volumineux, pouvant accueillir 595 litres de bagages.
Plus grande que la compacte, longue de 3,7 mètres, la berline mesure 4,2 mètres. Les deux modèles commercialisés à Maurice sont équipés d’un moteur de 1,5 litre développant 90 chevaux et 132 Nm de couple.
Au niveau de la sécurité, l’Etios est livrée avec deux airbags à l’avant et le système ABS. Contrairement à la Brio, des options sont proposées : jantes en alliage, radar et caméra de recul.
Pour un jeune qui cherche une première voiture, l’Etios est un choix intéressant au vu de son rapport qualité/prix. La compacte est vendue à Rs 650 000 TTC et à Rs 485 000 hors taxes. La berline coûte Rs 690 000 TTC et Rs 504 000 en duty free.
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