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La ministre Bappoo gagne et perd

17 octobre 2008, 00:00

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En septembre 1999, la ministre de la Sécurité sociale, Sheila Bappoo, se sent diffamée par un article paru dans un hebdomadaire. Elle décide de poursuivre, en cour intermédiaire, la compagnie qui imprime le journal et son rédacteur en chef. Elle obtient des dommages de Rs 100 000.

Non satisfaite du quantum des dommages, elle fait appel en Cour suprême. Le verdict est tombé hier. Les juges Ah Foon Chui Yew Cheong et Abdurafeek Hamuth ont rejeté l?appel. Sun Printing et Eshan Kodarbux, qui avaient aussi contesté le verdict de la cour intermédiaire, ont été déboutés par les mêmes juges.

Dans son édition du 18 au 24 septembre 1999 l?hebdomadaire avait publié un article intitulé «La fille de Mme Sheila Bappoo casée au haut-commissariat mauricien à Londres». Lors du procès, il a été établi que la concernée n?a jamais été employée par le département du tourisme du haut-commissariat mauricien à Londres.

Pendant cette année-là, la fille de Sheila Bappoo étudiait à la South Bank University à Londres. De septembre 1999 à septembre 2000, elle a travaillé à la Mauritius Tourism Promotion Authority ?(MTPA) dont les locaux se situent dans le même bâtiment du haut-commissariat à Londres.

La ministre Bappoo avait, lors du procès, admis qu?elle s?est jointe au Parti travailliste quand sa fille a travaillé pour la MTPA et qu?elle a fait campagne pour les rouges à l?élection partielle à Flacq.

Après avoir analysé les témoignages, le magistrat avait considéré que l?article, paru dans l?hebdomadaire, était diffamatoire. Il avait donc ordonné aux défendeurs de verser des dommages de Rs 100 000 à Sheila Bappoo.

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