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La réforme annoncée du CPE fait débat

14 octobre 2008, 00:00

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Abolir ou ne pas abolir le Certificate of Primary Education (CPE) ? Ce débat refait surface avec l?annonce de l?arrivée du plan d?action de l?éducation et la mise sur pied d?un high-powered committee sur cette question.

D?un côté se trouvent ceux qui militent pour la révision totale de l?examen de fin de cycle primaire. Arguments pédagogiques en main, ils disent que le CPE met trop l?accent sur l?académique et oublie le développement global de l?enfant. Et pourquoi faire perdurer un système qui produit 35 % d?exclus du système éducatif ?

De l?autre côté, il y a ceux qui ne veulent ne veut pas entendre parler de changement. Pourquoi changer un système qui a permis à Maurice de devenir ce qu?elle est ?

Vasant Bunwaree, nouveau chef de l?Education nationale, évite de trop s?exposer. Il préfère dire qu?il est ouvert au dialogue. Mais déjà, le fait qu?il laisse entrevoir une possibilité d?abolir le CPE fait réagir dans le camp des anti-abolitionnistes.

«Nous sommes contre l?abolition du CPE. Depuis des années, les différents ministres de l?Education ont voulu abolir le CPE mais personne n?a pu le faire», dit Vinod Seegum, président de la Government Teachers? Union (GTU). Et selon Ashik Junglee, Vasant Bunwaree n?aura pas le temps de mettre en pratique ses pulsions abolitionnistes, s?il en a, pour cause d?élections générales. Son confrère du syndicat des enseignants de langue hindi, l?influent Suttyhudeo Tengur, est tout autant réfractaire sur le sujet. «Nos dirigeants, semble-t-il, oublient la réalité mauricienne où c?est la compétition saine qui permet à l?enfant de se surpasser. La méritocratie devrait être le seul critère pour que l?enfant mauricien puisse se distinguer», précise-t-il dans une lettre envoyée à Vasant Bunwaree.

Suttyhudeo Tengur se montre très sceptique. «C?est la mode de parler de l?abolition du Certificate of Primary Education avec un soi-disant remplacement par le suivi continu pour faire plaisir à certaines couches de la population. Or, ce système a été un échec dans plusieurs pays. Même si l?on prévoit le suivi continu jusqu?à 50 %, il y a quand même de gros risques car l?enseignant, avec une classe surpeuplée, ne sera pratiquement pas en mesure d?exécuter cet exercice avec soin et dans l?impartialité.»

Vinod Seegum se dit d?accord avec le fait qu?un taux d?échec annuel moyen de 35 % au CPE est inacceptable. La solution n?est, dit-il, pas de revoir cet examen de fin de cycle. «Le programme d?études est mortel. C?est là qu?il faut agir. Il contient des concepts bons pour des étudiants de Form V ou VI et pas pour des écoliers de 11 ans. » Il prône également une plus grande attention pour le pré-primaire. «C?est là qu?il faut attaquer l?échec scolaire.»

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