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Tics : réduire le fossé entre riches et pauvres
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Tics : réduire le fossé entre riches et pauvres
Chacun doit apporter sa pierre à l?édifice. Si Maurice veut être à la hauteur de sa réputation de Cyber-île, tout le monde devra faire des efforts.
A commencer par les opérateurs de téléphonie eux-mêmes. A partir de ce mois, ces derniers auront à verser une partie de leurs recettes à un fonds, le Universal Service Fund (USF).
L?argent récolté servira, entre autres, à réduire le fossé numérique entre les riches et les moins fortunés, afin de permettre à ces derniers de raccorder leur wagon au train.
Dans cet ordre d?idées, l?Information & Communication Technologies Authority (ICTA), qui gère ce fonds, instaurera plusieurs projets, afin de faciliter l?accès aux nouvelles technologies aux moins chanceux.
Offrir une connexion à ceux qui habitent dans des régions éloignées est par ailleurs un des objectifs majeurs du projet. Etant donné qu?il n?est pas commercialement viable pour les opérateurs d?étendre leur réseau dans ces régions, celles-ci sont parfois «oubliées».
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A travers le Government Notice 206 de 2008, qui a été promulgué il y a quelques jours, tout détenteur d?une licence de téléphonie, que ce soit locale ou internationale, est appelé à contribuer au fonds en question.
Cette régulation était attendue depuis plusieurs années. En fait, c?est l?ICT Act de 2002 qui prévoyait la création de ce fonds. Or, depuis, les ministres de tutelle successifs n?ont pu concrétiser la mise sur pied de l?USF. Jusqu?à l?arrivée d?Asraff Dulull, dont une des premières actions aura été d?approuver le nouveau règlement. Chose faite depuis le 25 septembre dernier. Ce règlement est ainsi en vigueur depuis le 3 octobre.
Les détenteurs de ladite licence ? ils sont une petite dizaine ? pourront choisir entre deux options.
Dans un premier cas, ils devront verser 5 % de leurs revenus mensuels par rapport aux «international roaming calls».
Ainsi, lorsqu?un abonné mauricien effectue des appels via son portable lorsqu?il est à l?étranger, ou si un touriste se rend à Maurice et appelle de son mobile d?origine, l?opérateur par qui est passé l?appel devra verser 5 % de ce revenu à l?USF. Cette clause concerne uniquement les opérateurs de téléphonie mobile.
Les opérateurs pourront, dans le deuxième cas de figure, choisir entre verser Rs 1.50 pour chaque minute d?appel international entrant ou 2.5 % de leurs recettes annuelles générées grâce aux services de télécommunications. C?est à l?opérateur de voir laquelle des deux options lui convient le mieux.
Les paiements à l?USF doivent se faire sur une base mensuelle. Faute de quoi, passé un délai de 60 jours, l?opérateur aura à payer une surcharge de 1% par mois de retard. «Nous avions demandé aux autorités qu?elles ne considèrent pas tous les opérateurs sur un même pied d?égalité. De faire la différence entre nouveaux opérateurs et l?opérateur historique.
Nous aurions ainsi voulu qu?un pourcentage dégradé soit appliqué dépendant de la taille de l?opérateur sur le marché», affirme Ganesh Ramalingum, directeur exécutif de Data Communications Ltd, qui commercialise les appels internationaux à travers la marque Easicall.
Mais le plus mécontent serait Mauritius Telecom (MT), qui a déjà fait connaître sa position par rapport à tout cela. « MT souhaitait qu?une somme uniforme soit imposée à tout le monde. Ce qui est tout à fait illogique », confie une source au ministère des Technologies de l?information et de la communication.
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