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Dr Amah Charya Gujjalu, ancien médecin légiste en chef
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Dr Amah Charya Gujjalu, ancien médecin légiste en chef
● <B> De quelle aide seront les experts de la police judiciaire française dans les affaires non-élucidées ?</B>
Dans l?affaire Lagesse comme dans l?affaire Dantier, les échantillons d?ADN doivent être revus. Certains éléments doivent, de plus, être réexaminés. Il faut découvrir, dans le cas Lagesse, qui a donné l?autorisation de laver les lieux, et pourquoi. L?incinération du cadavre soulève les mêmes interrogations. Deux semaines ne seront toutefois pas suffisantes pour bien faire ce travail. Cette collaboration ne doit être qu?un début.
● <B>Faudrait-il donc demander l?aide française afin de refaire ces enquêtes ?</B>
Oui. Il faut revoir ces affaires afin d?avoir des réponses. Recueillir à nouveau des témoignages, que ce soit pour le meurtre de Vanessa Lagesse ou celui de Nadine Dantier. La police locale ne dispose pas de l?expertise des Français, qui serait d?un apport certain aux enquêteurs mauriciens. Ils doivent, eux, donner toutes les informations nécessaires aux Français pour qu?ils puissent faire leur travail comme il se doit. Par exemple, dans l?affaire de Bassin-Blanc, j?émets des réserves par rapport à l?autopsie.
● <B>Etiez-vous présent lors de l?autopsie ? Sur quoi vous fondez-vous pour avancer cela ?</B>
Non, je n?étais pas présent lors de l?autopsie des cadavres d?Ameshwar Sandooram et d?Anshi Ittoo, découverts à Bassin-Blanc en novembre 2002. Mais j?ai examiné des clichés des deux corps, ce qui me permet de tirer mes propres conclusions. Pour moi, il ne s?agit pas là de meurtre, mais d?un suicide couplé à un accident. Selon mon analyse, la jeune femme dans cette affaire a tenté de se suicider. Ameshwar Sandooram a essayé de lui sauver la vie, mais serait mort en le faisant. Il s?agit donc, dans son cas, d?une noyade accidentelle.
<I>Propos recueillis par</I> <B>Vincent Potage</B>
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