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Des débouchés dans la broderie

2 octobre 2008, 00:00

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Ameena Moorajah, 63 ans, a trouvé la bonne formule pour transmettre son savoir-faire dans les travaux de broderie et de couture ... des connaissances acquises alors qu?elle était adolescente.

Elle réunit cinq fois par semaine une douzaine de dames dans son village de Grand-Bois pour des travaux qu?elle livre à une unité de textile qui lui passe la commande.

En dehors de ces travaux, des dames recouvrent aussi des boutons lorsque les commandes se font rares. «C?est une manière de créer de l?emploi pour ces mères de familles qui doivent aussi s?occuper de leurs enfants», explique la sexagénaire, qui, par sa présence rassurante de femme et de mère, donne aussi des conseils à ses «employées». Les conseils, c?est pour éviter qu?elle ne se retrouve avec des articles qui ne correspondent pas aux normes requises pour l?exportation.

Etant donné que certaines ont déjà acquis une certaine maîtrise du métier, Ameena n?a pas eu trop de peine à les encourager à se perfectionner.

Une grande flexibilité

Fazia, une jeune mère de famille travaille chez Ameena depuis plus de quatre mois. Elle recouvre des boutons dans le salon de la famille Moorajah transformé ce jour-là en atelier.

Ce travail, à proximité de sa maison, lui offre la possibilité, en accord avec son «employeur», d?avoir une grande flexibilité pour gérer sa vie familiale. «C?est un grand avantage dans la mesure où je n?ai pas à me réveiller tôt pour attraper le bus, sans compter mes autres obligations vis-à-vis de mon époux et mes enfants qui doivent aller à l?école ou au travail».

Sabine, une autre habitante, ne peut pas quitter son village pour aller travailler dans une usine. Comme ses amies, elle est allée frapper à la porte d?Ameena. «J?ai été chaleureusement accueillie. Je n?ai pas eu trop de difficulté à m?adapter. Cet emploi, permet à notre famille de se retrouver à chaque fin du mois», reconnaît-elle. Sabine dira qu?elle réfléchirait à deux fois avant de quitter cet emploi. «Mo pena sa lidée la en tête. Ena bocou lavantage kan ou travail dans ou lendroi et mo ti pou bien sagrin parski nou finn dévelop enn gran lamitie entre nou».

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