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Produits pétroliers : une baisse des prix espérée

2 octobre 2008, 00:00

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93,80 USD. Tel était le prix du baril du pétrole, le Brent, hier à Londres. Le West Texas intermediate crude oil, quant à lui, coûtait 97,56 USD le baril. La 18e réunion du comité de l?Automatic Pricing Mechanism (APM), aujourd?hui, devra certainement prendre en compte cette tendance à la baisse du prix de l?or noir. Même si la fébrilité demeure encore vive sur le marché pétrolier, force est de reconnaître que les cours ont beaucoup baissé ces dernières semaines. Particulièrement si on les compare aux valeurs folles du mois de juillet, où le baril de pétrole a accédé au chiffre record des 147 USD.

Il est donc probable qu?aujourd?hui, le communiqué de l?APM apporte de bonnes nouvelles aux consommateurs. Leur dernière réunion, celle du 1er juillet dernier, avait eu lieu à un moment où le prix de l?or noir avait littéralement pris l?ascenseur. En effet, nous sommes actuellement bien loin des 142 USD, chiffre représentant le cours auquel s?échangeait le baril du brut, à l?heure où les nouveaux prix des produits pétroliers, en vigueur depuis maintenant trois mois, avaient été fixés.

Il faut dire que l?évolution des prix de l?essence et du diesel, à Maurice, est assez frappante. L?on a souvent assisté à des réunions du comité de l?APM où les prix de ces produits ont été revus à la hausse. Et à certaines périodes, le comité, compte tenu de la situation à l?internationale et d?autres facteurs, a maintenu, voire revu à la baisse ces prix.

De Rs 37,55 le litre en juillet 2006, le litre d?essence est passé à Rs 49,50, en juillet 2008, enregistrant une hausse de près de 32 %, en deux ans. Quant au diesel, son prix a subi une hausse de 30 % sur la même période, passant de Rs 32,75 en juillet 2006 à Rs 42,70 en juillet 2008.

Mais les cours de l?or noir sur le marché international ne sont pas, pour le comité de l?APM, les seuls facteurs déterminants dans la fixation des prix. En sus du coût assurance fret, entrent également en ligne de compte des ajustements relatifs aux différences entre les estimations des volumes des ventes et le volume effectivement vendu par la State Trading Corporation aux compagnies pétrolières durant le trimestre. En outre, le taux de change du dollar, et le windfall gain or loss sur les anciens stocks des distributeurs, intervenant exactement le jour où a lieu le changement de prix, influencent sérieusement la décision du comité.

Cette décision est d?autant plus attendue qu?elle a des répercussions énormes sur le pouvoir d?achat du consommateur et sur la compétitivité, voire la survie des entreprises. Mais pour l?heure, le comité de l?APM revoit ses comptes.

Le pétrole joue au yo-yo</B>

Le brut a accru ses gains hier et a gagné plus d?un dollar, dans l?espoir que le plan de sauvetage du système financier américain passe enfin avec succès le cap du Congrès. Le contrat de novembre sur le brut US a gagné 1,27 % à 101,92 dollars le baril vers 5 heures GMT. La même échéance sur le Brent prend 1,02 % à 99,17 dollars le baril.

Mardi, le rejet du premier plan Paulson a fait flancher le cours de l?or noir. Déjà en fort recul en séance en raison de la hausse du dollar, le prix de baril de light sweet crude chutait à New York de 10,52 dollars à 96,37 dollars. Au même moment, à Londres, le baril de Brent de la mer du Nord perdait 9,56 dollars, à 93,98 dollars. Les analystes envisagent une révision à la baisse des prévisions de croissance économique. La demande de pétrole pourrait faire les frais de ce ralentissement général de l?économie mondiale. Au-delà du pétrole, c?est l?ensemble des matières premières qui devraient être touchées.

Les marchés pétroliers subissent également la hausse du cours du dollar et la baisse de l?euro. La monnaie unique européenne est tombée à 1,4302 dollar hier. Ces deux facteurs devraient limiter les acquisitions de matières premières en dollars, notamment issues de la zone euro. Enfin, la production pétrolière américaine revient progressivement à la normale. Affaiblies par le passage successif d?ouragans dévastateurs, les infrastructures de forage situées dans le golfe du Mexique sont peu à peu réouvertes en réinjectant de nouveau leur production sur les marchés.

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