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Les enseignants maintiennent la pression

27 août 2008, 00:00

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Les enseignants maintiennent la pression

Si la tension du côté des enseignants du secondaire a été temporairement apaisée, on ne peut pas en dire autant pour leurs collègues du primaire.

Les représentants du syndicat attendent toujours l?ouverture des consultations par rapport à la révision à la hausse des frais de surveillance et de correction des examens du Certificate of Primary Education (CPE). Une hausse de 25 % «accross the board» est exigée.

Le boycott des examens du CPE est toujours une option, mais avant d?en arriver là, les syndicats donnent une marge et favoriseront d?autres actions.

«Nous sommes déterminés et nous ne lâcherons pas prise. Pour commencer, nous allons mettre le front commun en marche en vue d?une grande manifestation devant les locaux du ministère de l?Education et du Mauritius Examinations Syndicate (MES)», menace Vinod Seegum, président de la Government Teachers? Union (GTU).

Répondre aux exigences des syndicats équivaudrait à débourser Rs 5 millions de plus pour la surveillance des candidats. Et comme on le fait ressortir au MES, en sus d?accorder une hausse pour ceux du primaire, il faudrait ajuster pour tous ceux qui participent à la correction, quels qu?ils soient. La note s?élèverait alors à plus de Rs 20 millions.

Or, il ressort que, même si au MES l?on indique ne pas avoir le budget nécessaire pour répondre aux souhaits de chacun, le ministère de l?Education, lui, est prêt à faire un pas.

<B>«De bonne volonté»</B>

C?est du moins ce qu?avance Vinod Seegum. «Le ministère nous a dit qu?ils sont de bonne volonté. Nous apprécions cela. Tout porte à croire qu?il y aura une augmentation. Reste maintenant à savoir de quel ordre.»

Les représentants du personnel enseignant arguent que depuis 2006, en dépit de la hausse du coût de la vie, les frais de surveillance et de correction du CPE n?ont pas connu de hausse. Un point de vue qui n?est cependant pas partagé par les autorités en question. Ceux-ci avancent qu?en 2006 justement, ceux engagés pour la surveillance et la correction des épreuves du CPE avaient vu leurs allocations faire un bond en avant.

Depuis 2003, signale-t-on au MES, ceux engagés pour l?exercice de surveillance ont eu une hausse de l?ordre de 52 %. Quant à la correction des papiers d?examens du CPE, depuis 2003, le MES a accordé 29 % de plus.

Certes, en 2006, le MES avait accordé une hausse importante des allocations, mais seulement après une forte pression des syndicats. Ceux-ci avaient dû sortir l?artillerie lourde et plusieurs rounds de négociations avaient été nécessaires afin d?arriver à un compromis.

Il avait fallu un bras de fer d?une semaine entre le ministère de l?Education, le MES et le front commun des syndicats du primaire. Ils sont finalement parvenus à un consensus qui avait porté les allocations dans la fourchette de Rs 1 800 à Rs 2 400 pour quatre jours de surveillance.

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