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Les virus plus virulents cette année
Cela commence souvent par un mal de gorge. Vient ensuite la toux. Généralement sèche. Et puis, des courbatures. Douloureuses courbatures qui durent deux voire trois semaines dans certains cas. Rien que la semaine dernière, pas moins de 3 000 cas de troubles respiratoires ont été enregistrés à travers les neuf hôpitaux du pays. Et encore là, la tendance est à la baisse.
Il y a quatre semaines, on avait atteint, selon le ministère de la Santé, le «peak». Quelque 6 000 cas répertoriés en l?espace d?une semaine. Depuis, les chiffres sont en baisse. Le 11 août, on enregistrait 700 cas. Une semaine plus tard, on en dénombrait environ 400. Davantage de cas ont été répertoriés dans les Plaines-Wilhems. Selon le Dr Isshaq Jowahir, président de la Private Medical Practitioners Association (PMPA), «Cette année, il y a eu beaucoup plus de cas que l?année dernière.»
«Epidémies d?ordre viral»
Pour le Dr Farouk Bholah, consultant en charge en médecine interne à l?hôpital du Nord, rien d?anormal à cela. Fin juillet, début août, c?est la saison. «Avec le changement de climat, il y a de petites épidémies d?ordre viral.»
Et quand une maladie est virale, la propagation du virus est «plus facile». Il suffit que quelqu?un tousse ou éternue en public pour que le virus se propage. «Une infection virale est beaucoup plus bénigne. Lorsqu?il s?agit d?une infection bactérienne, c?est plus grave. Les bactéries sont plus agressives et pénètrent davantage dans les systèmes. Dans un cas extrême, les bactéries peuvent même tuer en 24 heures», soutient le Dr Bholah.
Mais contrairement à ce que croient les gens : «Les antibiotiques, ce n?est pas automatique.» Pour soigner une infection virale, on ne prescrit pas d?antibiotique. Du paracétamol, des anti-inflammatoires ou du sirop à la rigueur. Uniquement de quoi soulager les patients. Le Dr Bholah précise qu?il est toutefois possible que le problème s?aggrave. «Cela peut résulter en une infection des bronches, une otite, une sinusite ou une bronchite. Laquelle peut à son tour dégénérer en une pneumonie.»
«Une bonne hygiène»
Chez certaines personnes, surtout les plus vulnérables, comme les enfants, les personnes âgées et les asthmatiques, l?hospitalisation peut alors s?avérer nécessaire. «Sont admis ceux dont la fièvre et la toux persistent. Egalement ceux qui ont des difficultés pour s?alimenter», souligne le Dr Bholah. Lequel précise que contre les virus, l?on ne prescrit pas de médicament spécifique. «Il existe un traitement antiviral contre le virus de l?influenza mais on ne le prescrit qu?en cas extrême. Autrement, on ne donne qu?un traitement qui soulage.»
Entre eux, les virus sont difficiles à différencier. Atteint d?une grippe, vous pourrez souffrir légèrement, mais elle sera beaucoup plus forte s?il s?agit de l?influenza. Et puis, comme l?explique le Dr Bholah, il est fréquent qu?il y ait des mutations des virus d?année en année. «C?est à cause de cette mutation que le système immunitaire n?est jamais vraiment prêt à se défendre. C?est d?ailleurs la raison pour laquelle le vaccin anti-grippe est modifié chaque année. Mais le virus n?est pas pour autant plus virulent d?année en année.»
Le Dr Farouk Bholah a toutefois noté que les patients se sont davantage plaints cette année. Il en conclut donc que le virus «doit être plus virulent cette année». Le Dr Isshaq Jowahir abonde en ce sens. Il ajoute que «cette fois-ci les courbatures ont été très douloureuses». Et les récidives plus nombreuses. C?est d?ailleurs pourquoi il conseille aux gens d?être prudents. De prendre certaines précautions comme «de ne pas sortir sous la pluie, de bien se couvrir et d?avoir une bonne hygiène de vie. Il faut boire beaucoup d?eau, manger des fruits et prendre de la vitamine C». Pas de recette miracle. Rien que des conseils qui ont déjà fait leurs preuves.
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