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«Des navires de pêche performants sauveraient le seafood»
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«Des navires de pêche performants sauveraient le seafood»
Arvin Boolell, ministre de l?Agro-industrie et de la Pêche, n?y est pas allé par quatre chemins : «Nous devons mettre sur le marché des produits de la mer de bonne qualité. Notre devoir est de nous assurer que nos produits de la mer sont certifiés par des laboratoires reconnus et accrédités, si nous voulons maintenir cette croissance qui caractérise un seafood hub, et atteindre un pôle d?excellence de classe internationale.»
En effet, l?un des embarras du secteur seafood est justement la qualité des produits envoyés vers l?Union européenne (UE), le principal marché d?exportation de Maurice. La Seafood Week, organisée par la Mauritius Export Association (MEXA) depuis lundi 18 août et qui se termine demain, est l?occasion pour les parties prenantes de ce secteur d?énumérer les difficultés auxquelles elles font face.
Mais surtout, il s?agit de trouver des solutions pour promouvoir l?industrie de transformation du thon et autres produits halieutiques. Baptisée La Route du poisson, cette semaine des produits de la mer a rassemblé des orateurs venus de divers pays, hier, au Labourdonnais Hotel. Ce secteur vital de l?économie, qui rapporte chaque année dans les caisses de l?Etat quelque Rs 7 milliards, aurait pu faire mieux, selon les acteurs, si les moyens adéquats étaient mis en ?uvre.
«L?année dernière, 92 000 tonnes de produits finis sont sorties des usines mauriciennes grâce aux produits importés. Il n?est plus un secret que la pêche industrielle locale n?arrive pas à subvenir aux énormes besoins en matières premières de l?industrie locale de transformation des produits de la mer.»
En effet, sur le plan mondial, le potentiel du marché des produits de la mer est estimé à près de 100 milliards de dollars américains l?année. Un marché porteur, que Maurice, compte tenu de sa position géographique, aurait pu exploiter. Mais malheureusement, les problèmes d?approvisionnement en matières premières (le thon notamment) ne permettent pas à l?industrie du seafood de tourner à pleine capacité.
Des 120 000 tonnes de poisson qu?elle transforme annuellement, une très grande partie de la matière première provient d?autres horizons. L?année dernière,92 000 tonnes de produits finis sont sorties des usines mauriciennes grâce aux produits halieutiques importés de divers pays. Il n?est plus un secret que la pêche industrielle locale n?arrive pas à subvenir aux énormes besoins en matières premières de l?industrie locale de transformation des produits de la mer.
D?autres difficultés, selon Evert Liewes, président du MEXA Seafood Council, sont, outre la pénurie en main-d??uvre, l?absence d?un laboratoire officiel de technologie alimentaire de l?Etat. D?autre part, toujours selon Evert Liewes, «Maurice n?a pas été en mesure d?attirer les navires de pêche long-line approuvés par l?Union européenne pour débarquer à Port-Louis des produits halieutiques à être transformés par les entreprises locales», a-t-il déclaré hier, lors de son discours.
Il a également énuméré comme difficultés le fait que Maurice n?ait pas encore obtenu un accord de pêche (fishing agreement) avec l?UE. Il déplore également que Port-Louis n?ait, jusque-là, que quelques navires de pêche long-line approuvés par l?UE.
Pour sortir le secteur des produits de la mer de ce marasme, le président du MEXA Seafood Council propose diverses stratégies. Il souhaite qu?une attention particulière soit accordée aux acteurs de la pêche artisanale, afin de les aider à accéder au marché des hôtels et de l?industrie de transformation. De même, il souhaite qu?un programme soit élaboré afin d?améliorer, sur le plan technique, les bateaux des petits pêcheurs afin qu?ils puissent remplir les conditions élémentaires requises en matière d?hygiène alimentaire.
Comme stratégie internationale, Evert Liewes insiste pour que le pays se dote, enfin, d?une flotte de navires de pêche long-line. «Maurice devrait se doter d?une flotte de navires de pêche long-line approuvés par l?UE afin de stimuler l?exportation vers l?Europe de produits halieutiques finis. Les problèmes liés à l?enregistrement de ces navires doivent être résolus dans l?immédiat», a-t-il fait ressortir. Il a également souhaité que l?autorité compétente et le laboratoire de technologie alimentaire reçoivent un support continuel dans leurs travaux.
Pour Evert Liewes, Maurice devrait signer un accord de libre-échange avec des pays comme l?Australie, la Nouvelle-Zélande et le Japon. Cela permettrait au pays d?accroître le volume de ses exportations en produits de la mer.
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