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Surveillance policière pour sodomie
La moindre infraction lui coûtera une peine d?emprisonnement de 12 mois. C?est ce que risque un habitant de Camp-Levieux placé sous surveillance policière, pendant trois ans, pour avoir sodomisé son ex-concubine. Patrick Tron, 44 ans, a dû fournir une caution de Rs 15 000 et signé une reconnaissance de dette de Rs 15 000.
Patrick Tron était également accusé de viol par son ex-compagne, qui est aussi sa voisine. Mais cette charge a été rejetée par le magistrat Pritviraj Feknah car il a trouvé que Patrick Tron et sa voisine «entretenaient une relation amoureuse et qu?ils avaient des relations sexuelles régulièrement».
Cette relation remonte à plus de 30 ans. Patrick Tron, alors âgé de 14 ans, avait fait la connaissance de celle qui allait plus tard l?accuser de viol et de sodomie. C?était son «premye lamour». Mais leur relation n?a pas duré et Patrick Tron a épousé une autre femme.
Après 16 ans de vie conjugale, Patrick Tron divorce. Le hasard a fait qu?au même moment, son «premye lamour» a aussi divorcé. «La solitude nous a rapprochés. C?est ainsi que nous nous sommes revus après 16 ans», affirme Patrick Tron.
Mais le 4 juin 2004, cette relation va connaître une brusque fin. Dans sa déposition à la police, la plaignante allègue que son compagnon l?a obligée à venir chez lui. Il l?aurait ensuite traînée jusque dans sa chambre à coucher. Patrick Tron lui aurait offert une boisson alcoolisée mais elle a refusé. Ce refus aurait mis l?accusé hors de lui.
Version contredite
Il aurait sorti un couteau qu?il avait caché sous le matelas et l?aurait menacée. «Il ne voulait pas me laisser partir tant que je n?avais pas comblé à ses désirs. J?ai résisté mais il a abusé de moi.»
Cette dernière affirme que profitant que Patrick Tron avait une douleur à la jambe, elle s?est réfugiée chez une voisine à qui elle aurait tout raconté. Celle-ci a cependant contredit sa version. «Elle ne s?est jamais plainte auprès de moi. De plus, tout le quartier était au courant de leur relation.»
Patrick Tron a affirmé : «Ce jour-là, elle est venue chez moi de son plein gré et elle m?a demandé de la sodomiser mais elle s?est mise en colère lorsqu?elle a eu mal...»
La cour a retenu la version de Patrick Tron et rayé la charge de viol. La sodomie n?étant pas contestée par l?accusé, la cour l?a trouvé coupable car c?est un délit. Dans son jugement, le magistrat Pritviraj Feknah remarque qu?il n?y a pas de «preuve médico-légale d?actes de violence durant la sodomie. Une peine d?emprisonnement n?est donc pas justifiée».
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