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L?autosuffisance atteinte en septembre
La production de pommes de terre à Rodrigues passera à 300 tonnes d?ici le mois prochain. Ce qui permettra à l?île de devenir autosuffisante en ce féculent.
«Notre consommation annuelle s?élève à 250 tonnes. Avec une telle récolte, nous n?aurons plus à avoir recours à l?importation des pommes de terre de Maurice», affirme Louis Ange Perrine, commissaire de l?Agriculture.
Ce résultat a été atteint en l?espace d?une année grâce à la mise en place d?une véritable politique agricole. «Nous avons évalué la situation avant de venir de l?avant avec un plan stratégique pour 2007-2008», explique Louis Ange Perrine.
Maïs et oignons
L?autosuffisance en oignons et maïs ne tardera pas à venir. Ce qui mettra définitivement l?île à l?abri d?une crise alimentaire mondiale.
La production d?oignons est passée de 174 tonnes en 2006-2007 à 394 tonnes en 2007-2008. «Nous visons une production de 1 000 tonnes alors que notre consommation annuelle tourne autour de 300 tonnes. La différence sera exportée», précise le commissaire de l?Agriculture.
La superficie sous culture du maïs a augmenté considérablement, soit de 160 hectares en 2007 à 315 ha cette année.
«La production de maïs a atteint 1 300 tonnes cette année, mais nous visons une production de 5 000 tonnes en 2009», indique Louis Ange Perrine.
Les haricots rouges de Rodrigues sont très prisés des Mauriciens qui sont même prêts à payer jusqu?à Rs 100 le demi-kilo. Cette année, la production a été relancée, ce qui a permis d?atteindre le chiffre de 100 tonnes. «Mais en 2009, la production passera à 200 tonnes», affirme le commissaire.
«Les mesures d?accompagnement aux agriculteurs, dont la mécanisation gratuite des terres, ont stimulé la production locale», soutient le commissaire de l?Agriculture. En effet, la superficie mécanisée est passée de 135,75 arpents en 2006-2007 à 796 arpents en 2007-2008.
Récupération des terres
Le commissaire envisage aussi de venir avec un «Agricultural Land Use Regulations» pour récupérer les terres à bail sous-utilisées. «Il y a quelque 1 500 hectares de terres qui sont concernées. Elles ont été louées à bail par les parents à Rs 5 par an, mais maintenant, elles sont laissées à l?état d?abandon par leurs enfants», explique Louis Ange Perrine.
Depuis le 30 juin, la commission a demandé aux détenteurs de ces terres à bail de faire une nouvelle demande. «Ils auront un délai de six mois pour exploiter ces terres. Au cas contraire, ils les perdront», met-il en garde.
Cet avertissement a fait réagir les planteurs. Une visite dans certains endroits montre que beaucoup d?entre eux ont déjà recommencé à cultiver leurs terres laissées à l?abandon pendant des dizaines d?années.
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