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Buckland, l?accélérateur de rêve?
Souvenez-vous de l?été 2000, à Sydney, pour la première fois de son histoire, le sport mauricien voyait l?un des siens accéder à une demi-finale olympique avec Stéphan Buckland. Quatre années, plus tard, il faisait encore mieux en disputant la finale du demi-tour de piste où il terminait à la sixième place. Et voilà, qu?avant hier, Bruno Julie décroche, lui, la première médaille olympique pour Maurice.
Que de chemin parcouru depuis une première participation aux Jeux olympiques en 1984 à Los Angeles? On est passé du statut de simple figurant à celui de demi-finaliste, finaliste et enfin médaillé olympique.
Toutes les grandes épopées démarrent, toujours, par quelque chose de banal. Et puis, il y a ce déclic, ce petit quelque chose qui donne une toute autre dimension à l?histoire?
Pour le sport mauricien, ce déclic, c?est tout simplement Stéphan Buckland qui, depuis l?entrée dans le nouveau millénaire, a fait basculer notre sport dans un siècle de performances. Avant lui, il y a eu de grands sportifs qui ont apporté leurs pierres à l?édifice, on pense, entre autres, à Judex Lefou (premier sacre africain) ou encore à Richard Sunee (premier sacre aux Jeux du Commonwealth).
Stéphan Buckland est quelque part l?élément catalyseur qui a fait comprendre à une génération que l?impossible n?était qu?une vue de l?esprit, pas une fatalité. Car trop longtemps, on est resté coincé dans ce préjugé nous faisant accroire que figurer parmi les meilleurs au monde dans une discipline sportive était une chose réservée aux autres, et non aux Mauriciens.
Stéphan Buckland tutoie, depuis huit années déjà, le plus haut niveau mondial dans sa spécialité en accrochant à son tableau de chasse, à un moment ou un autre, des noms aussi prestigieux que les Jamaïcains Asafa Powell, Usain Bolt, Chris Williams, les Américains, Shawn Crawford, John Capel, Davis Patton, le Canadien Bruny Surin, le Trinitéen Ato Boldon, le Namibien Frankie Fredericks, les Britanniques, Christian Malcom, Darren Campbell, Marlon Devonish, le Portugais Francis Obikwelu, ou encore le Français Ronald Pognon.
Stéphan Buckland est pour le sport mauricien un véritable accélérateur de rêve, suivant ces hommes qui, dans le passé, ont apporté leur contribution à l?émergence du sport mauricien au niveau mondial.
Aujourd?hui, c?est Bruno Julie, issu de la génération Buckland, qui transcende à son tour notre petit monde sportif avec cette médaille olympique et, un beau jour, une autre génération suivra, indubitablement, avec des succès encore plus fous? La fabuleuse épopée du sport mauricien ne fait que commencer.
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