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Les syndicats durcissent le ton malgré la concession du ministère
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Les syndicats durcissent le ton malgré la concession du ministère
Même si le ministère de l?Education a accepté de faire un pas dans leur direction, les syndicats du secondaire ne cèdent pas. La menace de grève pour le mardi 26 août est maintenue. Ils attendent une invitation de l?Education pour la tenue d?une table ronde.
Le ministre Dharam Gokhool a lâché du lest jeudi en revenant sur sa décision d?obliger tous les enseignants du secondaire à entrer en classe à huit heures. Pourtant les syndicats ne démordent pas. S?ils saluent cette décision, il n?est toujours pas question pour eux de rester quarante minutes de plus au collège. Du moins pas dans les conditions actuelles.
«Certes, Gokhool commence à céder sur certains points, mais ce n?est pas assez. Nous voulons que l?école se termine à 14 h 20 comme toujours. Nous demandons aussi la réintroduction du Movement Book», déclare Narendranath Gopee, président de la Government Secondary School Teachers Union (GSSTU) et porte-parole du front commun des syndicats d?enseignants d?Etat. Ce front comprend également le syndicat des employés du Mahatma Gandhi Institute et la Grade A Education Officers? Union. Ils font cause commune avec l?Union of Private Secondary Education Employees (UPSEE).
<B>Permission avant de quitter le college</B>
S?ils ne disent pas être strictement contre le travail jusqu?à trois heures de l?après-midi, les syndicats ont plusieurs exigences. Pour la GSSTU, faire travailler les profs plus longtemps sans leurs élèves, c?est du gâchis. «S?ils nous laissent travailler avec les enfants jusqu?à cette heure-là, il y a une logique. Mais ce n?est pas le cas», déplore Narendranath Gopee.
Au ministère, on ne partage pas ce point de vue. On y estime que ce temps additionnel devrait être utilisé par les établissements scolaires «pour des activités relevant de la vie scolaire et ayant pour but d?améliorer la qualité de l?enseignement et de la gestion scolaire».
Et par activités, le ministère pense notamment à la préparation des lessons plans, le partage de l?information sur des pratiques pédagogiques et la correction des devoirs. Il y inclut aussi les rencontres avec les parents, le pastoral care, la recherche de solutions à des problèmes d?indiscipline, de retard des élèves et d?absentéisme et enfin, «toute autre activité que le chef d?établissement, en consultation avec les enseignants, juge nécessaire».
Le ministère ne compte également pas faire de concession en ce qui concerne le Movement Book. Il autorise maintenant les profs à rentrer chez eux pour déjeuner s?ils le souhaitent. Mais il n?est pour le moment pas question de réintroduire le Movement Book «qui donnait lieu à certains abus». Toutefois, le principe de permission est maintenu.
Les syndicats attendent maintenant d?être invités à se mettre à la table des négociations avec le ministère de l?Education. «La balle est dans le camp du ministre», estime Narendranath Gopee.
Du côté du ministère, on estime cependant que dans ce cas précis, on n?a fait qu?appliquer les recommandations du Pay Research Bureau (PRB). Recommandations parues dans le rapport rendu public fin mai. Le ministère recommande donc aux syndicats d?adresser leurs doléances au PRB.
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